Un mot domine l’actualité en cette rentrée : l’incertitude. La pandémie qui frappe la planète de façon spectaculaire depuis maintenant neuf mois oblige les gouvernants et les populations à la plus grande vigilance. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’attend même à une remontée du nombre de morts en Europe, lors des mois d’octobre et de novembre. Ceux-là seront les « plus durs » face à l’épidémie, affirme l’agence onusienne.

L’espoir d’un vaccin efficace semble aussi s’éloigner à court terme. L’heure est plutôt à la crainte d’une deuxième vague. Ainsi, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, vient-il d’annoncer le reconfinement total de son pays pour trois semaines, dans le but de l’éviter. Le nombre de victimes du coronavirus approche du million dans le monde et plus de 29 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués. Les États-Unis sont les plus touchés, avec près de 195.000 morts, devant le Brésil (132.000), l’Inde (80.000), le Mexique (80.000) et le Royaume-Uni (42.000).

La patience est donc de mise. Et la vérité conduit à reconnaître qu’aucun pays ne peut se vanter d’avoir trouvé la solution pour faire face, sans mal, à la crise. Dotée d’une population jeune, l’Afrique est le continent qui s’en sort le mieux. On ne peut que s’en réjouir car les systèmes de santé, sur place, n’auraient sans doute pas résisté à un afflux massif de malades. L’ASFE reste toutefois à l’écoute de tous les Français qui vivent au sud de la Méditerranée : ils peuvent compter sur son aide en cas de problème.

La France, quant à elle, apprend à s’adapter. Notre pays, de tradition ultra jacobine, doit accepter que toute la population ne soit pas logée à la même enseigne. Des régions, départements ou villes sont plus sévèrement affectés que d’autres. Des décisions sont prises localement, qui restreignent parfois les libertés publiques, mais il faut s’y soumettre. Même les réunions familiales sont déconseillées en certains endroits ! Moins le virus circulera à grande échelle sur le territoire, plus l’activité économique et sociale, absolument essentielle au moral national, demeurera soutenue.

L’épreuve nécessite, de la part du gouvernement, une communication sans faille. Celle-ci a connu quelques ratés au début de la pandémie, en mars. L’expérience doit lui servir pour ne pas commettre les mêmes erreurs. Seul un discours argumenté et de bon sens emportera l’adhésion des Français qui, jusqu’ici, ont été disciplinés. Le pouvoir exécutif et l’administration, chargée d’appliquer sa politique, doivent inspirer confiance…

L’équipe de l’ASFE