Evelyne Renaud-Garabedian a interrogé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la détermination appliqué du « taux de base » appliqué par chaque poste consulaire à l’étranger. Ce taux fixé en fonction du pays de résidence par la Direction des Français à l’étranger correspond au plafond de revenus au delà duquel un Français n’est pas éligible à l’aide sociale consulaire. Il est réévalué régulièrement en fonction de l’évolution du niveau de vie local, du taux de change et de l’inflation observée dans le pays. Or, et de façon surprenante, ce taux ne cesse de baisser d’année en année avec pour conséquence la mise à l’écart d’un nombre croissant de familles françaises alors même que le coût de la vie aurait plutôt tendance à augmenter. Elle a souhaité connaître de façon précise les critères utilisés pour établir le taux de base dans chaque pays et s’assurer que l’ensemble des paramètres économiques (coût de la santé, du logement, des denrées essentielles) est bien pris en compte. Elle lui demande, si en cette période de crise sanitaire entraînant des situations financières difficiles pour nombre de nos compatriotes, il ne pourrait pas être convenu, en tout cas dans les pays les plus touchés par la pandémie, de geler la valeur de ce taux voire de l’augmenter. (voir la question ici)