Le tourisme est l’un des secteurs clés de développement en Afrique. Cependant, depuis plusieurs années, de nombreux territoires ont été classés dans la catégorie « zone rouge », freinant de fait l’activité touristique.

Progression des zones rouges

L’enlèvement de deux touristes et la mort de leur guide au Bénin a abouti au classement de cette zone en rouge par le Quai d’Orsay. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, parle même d’un durcissement de la réglementation. Depuis dix ans, les zones rouges, formellement déconseillées aux voyageurs, ont progressivement augmenté au regard des chancelleries occidentales, dont la chancellerie française. Les Etats-Unis estiment que le continent africain est le plus dangereux. Ainsi, cette classification a pour objectif de protéger les ressortissants partant à l’étranger.

Quelles sont les causes de cette classification en zones rouge ? Il s’agit des épidémies de maladies, des instabilités politiques et des menaces de groupes terroristes. La dernière cause est majeure à ce sujet. En effet, il existe une progression de la menace des groupes islamistes radicaux sur le continent. Ils pullulent dans certaines zones comme dans le nord et vers le centre du Mali, au Burkina Faso et dans le nord-ouest du Niger. C’est pourquoi, les forces françaises comme Barkhane sont présentes sur ces territoires.

Il existe une crainte d’être classé en zone rouge par les Etats africains. En effet, cela affecte les différents pans de leur société. Autrement dit, ce type de classification rythme le secteur du tourisme en Afrique. Par exemple, le massif de l’Adrar, anciennement classé zone rouge, a réussi à attirer, de nouveau, des voyageurs. Ce dispositif suscite l’incompréhension et l’inquiétude en Afrique. Certains parlent même d’une domination et du pouvoir de disséminer une information sécuritaire – voir ici.

Le tourisme, facteur de développement

Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a démontré que le tourisme est un levier clé de développement en Afrique. Selon l’OMT (Organisation mondiale du tourisme),  il y a eu près de 67 millions d’arrivées sur le continent en 2018, soit une augmentation de 7% par rapport à 2017 – voir ici.

En effet, les recettes touristiques sont des ressources vitales pour la plupart des économies africaines. La part du tourisme dans le produit intérieur brut (PIB) est importante : 50% aux Seychelles, 30% au Cap-Vert, 25% à l’île Maurice et 16% en Gambie. C’est pourquoi des pays, comme l’Afrique du Sud ou le Rwanda, ont déployé d’importants dispositifs pour faire progresser le secteur du tourisme. D’autant plus que le tourisme a d’autres conséquences sur l’économie (le doing business, les investisseurs étrangers, la création d’emplois, etc.). Notons que le Kenya, le Maroc, la Tunisie et l’Egypte demeurent les pays  les plus populaires auprès des voyageurs.

Il est recommandé de s’informer à l’aide du site Ariane avant de partir à l’étranger.