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Cette semaine nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec René Randrianja, ancien président de l’ALFM (Association des Anciens des Lycées Français du Monde) et désormais consultant. Franco – malgache, il a passé son entière scolarité au Lycée français de Tamatave à Madagascar.

PAYSAGE POLITIQUE A MADAGASCAR

« Nous sommes dans une période particulière où Madagascar ressort à peine d’une crise politique datant de 2009.

Cette année-là, Marc Ravalomanana président en poste a été chassé du pouvoir par Andry Rajoelina avec le soutien d’une partie de l’armée. Cette manœuvre qualifiée par la communauté internationale de coup d’état, porta Andry Rajoelina à la tête d’un gouvernement dit de Transition jusqu’en 2013. Madagascar a été coupé de la scène internationale suite à ce coup d’état, pendant la période de transition.

En 2013 a eu lieu une élection où les deux protagonistes de 2009 ont été empêchés de se présenter sous la pression de la communauté internationale, afin d’instaurer un climat apaisé. Ils se sont donc affrontés en 2013 par candidat interposé.
Aujourd’hui les deux hommes prennent leurs revanches dans les urnes. »

L’INSÉCURITÉ AU COEUR DU DÉBAT PUBLIC

« La lutte contre l’insécurité et la pauvreté sont les deux principales thématiques.
Depuis le coup d’état de 2009, la situation s’est dégradée. Le putch étant  reconnu comme un coup d’état par la communauté internationale, la plus grande majorité des financements et des aides venant de l’étranger ont été coupés. La situation économique et sociale de Madagascar s’est donc dégradée.

Suite à cette dégradation, l’insécurité a très vite augmenté. Ce point est très important pour les gens car l’insécurité c’est ce qu’ils vivent au jour le jour.
Lors de la présidence de Hery Rajaonarimampianina (2013-2018), président sortant, le problème s’est accentué. De nombreux Français d’ailleurs ont été victimes de kidnapping. Néanmoins ce dernier a pu remettre Madagascar sur la scène internationale et retrouver la confiance des bailleurs de fonds.”

DÉROULEMENT DU PREMIER TOUR EN NOVEMBRE 2018

« Ce scrutin s’est plutôt déroulé dans le calme. De nombreux observateurs internationaux étaient présents pour suivre le processus électoral. Ce premier tour a été surtout marqué par la différence de moyens financiers utilisés par les différents candidats. Ce sont donc les trois derniers anciens présidents qui se sont retrouvés en tête lors du premier tour. »

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