Les multiples défis de Joe Biden

La première des urgences sur l’agenda du nouveau président des Etats-Unis reste, bien sûr, la lutte contre la pandémie. Celle-ci a déjà causé plus de 500 000 morts outre-Atlantique. L’espérance de vie y est désormais inférieure à celle de la Chine : 75,8 ans pour 332 millions d’Américains contre 77,3 ans pour quelque 1,4 milliard de Chinois. Tout un symbole, au cœur de la rivalité qui oppose les deux premières puissances mondiales…

Le deuxième front de Joe Biden est celui de l’économie. Les conséquences directes de la crise sanitaire risquent d’être redoutables. Le plan de relance géant de 1 900 milliards de dollars que l’hôte de la Maison Blanche a lancé – après celui de 900 milliards de son prédécesseur – devra viser juste. La priorité est donnée à la distribution de pouvoir d’achat et à la consommation des ménages.

Le troisième dossier, et non des moindres, porte sur la politique étrangère. Au-delà des urgences – notamment face à la junte militaire en Birmanie -, plusieurs défis stratégiques se présentent à Joe Biden. Face à la Chine, sur le sujet de Hong-Kong et de Taïwan, il est peu probable que la tension baisse par rapport aux années Trump. Envers la Russie ensuite, la relation reste ambiguë. Est-ce le choix du pragmatisme qui l’emportera, pour rétablir un dialogue régulier ? Les sanctions commerciales ont montré leurs limites. Au Moyen Orient, la politique américaine pourrait également évoluer. Un recalibrage est à attendre, au moins dans les postures.

La relance du processus de paix israélo-palestinien ne sera pas une priorité de Joe Biden, qui devrait néanmoins se montrer plus distant de Benjamin Nétanyahou que ne l’était Donald Trump. Le conflit syrien sera tenu en marge car l’essentiel pour la nouvelle équipe de la Maison Blanche est de réintégrer l’accord nucléaire iranien. Une certaine détente avec Téhéran pourrait apaiser la situation en Irak, voire au Liban. Mais la reprise des contacts va s’avérer compliquée. Le mandat du président modéré Rohani s’achève mi 2021. D’ici à cette date, Joe Biden aura- t-il trouvé un terrain d’entente ?

Reste l’Europe. La victoire du président démocrate a été accueillie par une partie importante des chefs d’Etat européens comme un soulagement. Plus besoin de surveiller Twitter pour apprendre les dernières décisions de la Maison Blanche. Joe Biden a promis plusieurs fois de restaurer un climat de confiance avec les alliés traditionnels du Vieux continent. Le secrétaire d’État Antony Blinken, qui a vécu à Paris dans sa jeunesse, est francophone. Avec Emmanuel Macron, qui doit prendre la présidence de l’Union européenne au premier semestre 2022, cette nouvelle donne pourrait, de surcroît, être favorable à la France

L’équipe de l’ASFE

5 commentaires

  1. il apparait clairement qu’il s’agit d’un troisième mandat “caché” de B. Obama, et que, malheureusement, Biden ne terminera pas son mandat. déjà sa décision d’e stopper la fracturation hydraulique et d’interrompre la construction du pipe line Alaska-USA contribue a l’augmentation du prix du pétrolé dont l’ascension a commencée le jour de son intronisation. combien de mensonges électoraux a-t-il fait pour être élu ? il n’en tiendra aucun !

  2. Il a été dit que l’obésité est un facteur de comorbiditè,cela peut expliquer la surmortalité. Les slogans fat Fred d’il y’a quelques années n’ont pas réussi à améliorer l’hygiène alimentaire

  3. Biden était dans un bourbier avant d’être élu et il le savait. D’abord les vrais trumpistes et les soi-disant trumpistes, les Républicains historiques soi-disant décimés par Trump, les incertitudes sur le Sénat, et surtout sa gauche avec la socialiste dure Warren, le pseudo communiste Sanders et la passionaria AOC qui fait la synthèse. Bien d’accord avec Michel Rapoport. Biden ne tiendra pas beaucoup de ses promesses. Il est intéressant de noter qu’il a repris la guerre pour laquelle tous les européens haïssaient les USA mais qui n’ont pas reconnu que Trump ne l’avait pas faite.
    Bref, et contrairement à ce que tous les medias français et européens ont annoncé dès l’élection de Biden, un “monde meilleur” n’est pas du tout gagné. Il sera d’ailleurs peut-être pire.
    signé: un ancien résident aux USA (21 ans)

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