Accueil des victimes de violences conjugales par les consulats de France à l’étranger

Evelyne Renaud-Garabedian avait interpellé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’accueil, au sein des consulats de France à l’étranger, des victimes de violences conjugales.
Les agents peuvent en effet se retrouver face à des situations difficiles à gérer. Elle lui a demandé si la prise en charge des victimes avait fait l’objet de mesures particulières.

Accompagnement dans les démarches

Dans sa réponse, le ministère indique que les consulats accompagnent les victimes de violences conjugales et de mariages forcés et les orientent vers les services étrangers compétents (services de police, de justice, associations).
Le ministère a d’ailleurs procédé à un recensement des structures d’accueil par pays (associations, centres, institutions…).

Formation des agents et des personnels du ministère

Une formation, tant au sein de l’administration centrale qu’auprès des agents en charges des affaires sociales, sera prochainement mise en place. Elle aura pour objectif de mieux détecter les situations de violences conjugales et savoir assurer une « première écoute ». Elles seront dispensées avant les départs en poste.
De plus, les postes pilotes vont également expérimenter des kits de formation à l’audition de victimes de violences conjugales et sexuelles. Ces kits sont appelés à se généraliser à l’ensemble du réseau.

Une information renforcée

Des fiches « réflexes » – pour les agents mais également pour le public – existent déjà. Elles seront complétées par d’autres documents en cours d’élaboration, notamment concernant la prise en charge des victimes de violences conjugales.
Une rubrique spécialement dédiée à l’information des victimes de violences intra familiales sera créée sur le site de chaque poste consulaire. Elle indiquera les coordonnées des associations locales spécialisées, des services de police locaux, du service des affaires sociales du poste ainsi que le numéro d’urgence d’aide aux victimes piloté par l’association France Victimes (depuis l’étranger : 00 33 1 80 52 33 76).
Enfin, des affiches informatives seront accrochées dans les salles d’attente des postes consulaires.

Retour en France

Afin de faciliter le retour en France de victimes de violences, les postes consulaires peuvent également faciliter la délivrance de titre de voyages d’urgence. 
Le ministère s’est également rapproché d’associations françaises (Voix des femmes et France Victimes) pour mieux assister et accueillir les personnes revenant en France à la suite de violences conjugales.

4 commentaires

  1. Je suis rentrée de l’étranger grâce à ma fille et un médecin qui m’a fait un certificat médical de violences psychologiques . Je suis revenue avec une valise à 70 ans ça fait très mal. Et ma retraite étant minimale 866 EUR , je ne sais vers qui me tourner pour avoir quelques aides financières pour mettre un lit, une table et chaises dans un petit appartement. Actuellement je suis chez ma fille qui vit seule, sans emploi avec ses deux fillettes.
    Merci de me guider.
    Martine Perus.

  2. Je veux rentrer en France dan deux mois et jais peur, la bas habite mon ex mari ( nos sommes pas divorcer encore) qui m’a mail traite pendant des années psicológicamente mais il faut q je rentre pour les enfants et parce q ici la vie est très cher. Est-ce que je peux demander de avoir une protección de éloignement pour le père de mes enfants?
    Mercia

    1. l’obtention d’une injonction d’éloignement à l’encontre d’une personne se fait en fonction de l’appréciation du juge. En effet, il faut que la situation à laquelle la victime est confrontée relève de l’urgence. De plus, une demande d’injonction d’éloignement se fait en complément de l’affaire traitée par le juge. Autrement dit, la demande d’injonction d’éloignement ne peut aboutir que si une plainte a été déposée au préalable.

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