Organisées par l’opérateur public France éducation international, les universités BELC (bureau d’enseignement de la langue et de la civilisation française à l’étranger) sont des programmes de perfectionnement pour les professionnels des métiers du français dans le monde : enseignants de français langue étrangère (FLE) ou de section bilingue, responsables des cours, directeurs d’établissements culturels à l’étranger. Ces formations ont pour objectif de faire évoluer leurs pratiques professionnelles dans quatre domaines : l’enseignement, l’évaluation, la formation et le pilotage de programme et d’établissements culturels et éducatifs. Ces cycles – d’une à quatre semaines – se déroulent soit en France, soit dans les territoires d’outre-mer ou dans différentes régions du monde.

Coût des formations

Le coût global de cette formation continue étant assez élevé, Evelyne Renaud-Garabedian avait demandé au ministre de l’Education nationale si des aides ou des bourses existaient pour les professionnels suivant ces stages de formation continue et quels en étaient les critères d’éligibilité. 

Dans sa réponse, le ministère de l’Education nationale a rappelé que des prérequis sont nécessaires pour pouvoir suivre sur ces formation : être en activité et avoir une maîtrise de la langue française correspondant au moins au niveau B2. D’autres prérequis peuvent être nécessaires pour suivre des modules plus spécifiques.

Différentes aides financières

Des aides financières peuvent être octroyées dans quatre situations :

  • Les postes diplomatiques bénéficient, sur leurs crédits de coopération, d’un certain nombre de Bourses du Gouvernement français. Les ambassades sélectionnent les bénéficiaires de ces bourses, dans la limite de leurs crédits de coopération, et en fonction, notamment, des accords bilatéraux et des projets de coopération éducative en cours. Les candidats boursiers doivent être des professionnels étrangers de l’enseignement et de la diffusion du français. Les candidats français ou binationaux ne sont donc pas éligibles. Les personnels (français ou étrangers) exerçant uniquement dans le réseau culturel (SCAC, Institut français ou Alliance française), ainsi que les agents du réseau de coopération et d’action culturelle, assistants techniques, volontaires internationaux, contractuels recrutés sur place et agents de droit local de nationalité française ou étrangère ne le sont pas non plus.
  • les participants peuvent être pris en charge directement par une institution du réseau culturel français à l’étranger (Instituts français, Alliances françaises, AEFE) en fonction des budgets de formation dont celle-ci dispose. Chaque institution définit ses critères de sélection en fonction de ses besoins. Le responsable de l’institution inscrit un ou plusieurs candidat (s) dont il prend en charge le financement sur son budget.
  •  les participants peuvent être pris en charge par un organisme étranger, hors réseau culturel français (université locale, système éducatif local etc.). Chaque organisme définit ses critères de sélection en fonction de ses besoins. Le participant peut alors être financé partiellement ou totalement par l’organisme dont il dépend localement.
  • les formateurs français peuvent être pris en charge par l‘organisme dont ils dépendent en France (université, académie, centre de langues) ou Pôle emploi ; chaque organisme définit ses critères de sélection.