Covid-19 : l’heure du premier bilan

Cette crise inédite nous fait voir le monde sous un jour nouveau. A l’heure du bilan, il sera toujours temps d’en tirer les principaux enseignements. La facture, économique et financière, sera lourde et les montants annoncés aujourd’hui ne reflètent certainement pas l’étendue des dégâts. Mais, comme à chaque fois qu’une catastrophe surgit, il faut reconstruire. Il y a donc fort à parier que la volonté sera au rendez-vous, mêlée d’imagination et de créativité, pour bâtir un édifice différent, plus solide. Il faut donc envisager ce moment avec l’espoir chevillé au corps. En attendant, nous pouvons dresser deux constats.

Le premier est l’impréparation des grands pays pour affronter une pandémie. Dès 2015, dans une conférence d’une préscience inouïe, Bill Gates, le fondateur de Microsoft, avait affirmé qu’il fallait redouter, dans un avenir proche, non une guerre nucléaire, mais un ennemi de caractère virologique. Nous y sommes. Et que voyons-nous ? Nous sommes tous désarmés, les Etats-Unis autant que la Chine, la France comme le Canada. Personne ne voulait y croire. Chacun pensait que le danger viendrait d’ailleurs. Résultat, aucun vaccin ni traitement n’est au point et toutes les nations courent après des tests épidémiologiques, des masques et gants protecteurs, des solutions hydro-alcooliques. Les soldats du front ne sont pas dotés d’armes lourdes ou de redoutables machines de guerre. Ils sont habillés de blouses blanches et ont besoin d’outils finalement assez simples pour venir au secours des gens. Ces outils, contrairement à l’arme nucléaire, nous nous reposions les uns sur les autres pour en disposer librement et autant que de besoin. La mondialisation des échanges commerciaux était passée par là. Las ! Quand le péril est là, chaque nation se démène comme elle peut. Dans la société du progrès, la débrouille est encore le remède le plus pratique. Face à un virus, nos organisations sophistiquées – prises de court, de vitesse – sont nues. Quel paradoxe !

Le deuxième constat oblige à saluer la force intérieure de notre nation pour tenter de sortir de l’ornière. Hors quelques-uns, qui n’ont pas compris l’importance du confinement pour vaincre le coronavirus, les Français observent les consignes avec discipline pour faciliter le travail du corps médical. Mieux, ils l’applaudissent tous les soirs à 20 heures. A cette marque de solidarité vient s’ajouter l’aide apportée par de nombreuses entreprises qui, temporairement, se recyclent, changent d’activité, épousent de nouveaux métiers pour répondre aux urgences. Tels les taxis de la Marne prêtant main forte à l’armée française pendant la première guerre mondiale. Dans une France qui a souvent la dent dure avec ces entrepreneurs, espérons que ce soutien rehausse l’image du monde de l’entreprise aux yeux de nos concitoyens.

Alors que cette crise sanitaire s’annonce longue et éprouvante, nos pensées vont à chacun d’entre vous où que vous vous trouviez. Sachez que vous pourrez toujours compter sur nous.

L’équipe de l’ASFE

3 commentaires

    1. Le centre de crise du Quai d’Orsay fait tout son possible pour rapatrier les Français qui veulent rentrer. Des opérations sont en cours au Sénégal. Vous pouvez joindre la cellule de crise de l’Ambassade de France à Dakar au (+221) 33 839 51 22 qui vous tient également informé sur son site internet des liaisons aériennes ouvertes https://sn.ambafrance.org

  1. Merci pour nous accorder la parole.
    Effectivement j’ai lu avec intérêt la présentation de Bill Gates formulée en 2015 sur sa mise en garde face aux futures pandémies. Quel visionnaire malheureusement il n’ a pas du tout été suivi pour se préparer à l’affrontement de telles épidémies dont le covid-19. Par contre ce que nous pourrions lui reprocher c’est de ne pas avoir prévu de meilleures protections de nos systèmes informatiques, avec ces virus de plus en plus puissants qui envahissent notre espace numérique. Est il vraiment cet altruiste que l’on vénère ou bien un opportuniste qui a si bien su dissimuler sa cupidité ?

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