Enseignement français à l’étranger : quelques éclaircissements

Evelyne Renaud-Garabedian avait interpellé le Gouvernement par écrit ces derniers mois sur différents points relatifs à l’enseignement français à l’étranger. Voici les réponses apportées.

Bourses scolaires

Constatant l’érosion progressive du nombre de boursiers au sein des établissements de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), Evelyne Renaud-Garabedian avait demandé au Gouvernement s’il entendait mener à bien une révision des critères d’attribution des aides scolaires, et ce en revalorisant notamment le quotient maximum d’accès aux bourses scolaires, afin d’en élargir le nombre d’allocataires.

Dans une réponse publiée au journal officiel ce jeudi 9 janvier, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a en effet constaté la baisse du pourcentage de boursiers au sein du réseau AEFE. Il l’attribue au fait que les parents français privilégient de plus en plus l’enseignement local de leur pays de résidence pour leurs enfants (ce qui est directement lié au coût de l’enseignement !).

Le ministère souligne que le récent relèvement du seuil maximum d’exclusion (Qmax) de 21 000 € à 23 000 € (c’est-à-dire le seuil que ne doit pas dépasser le quotient familial pondéré) dans le barème de calcul des quotités des familles n’a pas eu encore l’effet escompté, ce nouveau quotient ayant été mis en place pour la rentrée 2019-2020.
Le pourcentage de boursiers pour l’année scolaire en cours indiquera si la hausse du seuil d’exclusion a réellement permis l’intégration de nouvelles familles dans le dispositif. Le Gouvernement exclut pour le moment toute révision du barème d’attribution.

Frais de transport aux examens

En matière d’aide à la scolarité, la Sénatrice avait également interpellé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le coût important, laissé à la charge des familles, des frais occasionnés par les convocations de leurs enfants aux épreuves du baccalauréat. Tous les pays ne disposant pas de centre d’examen, certains élèves doivent ainsi parcourir de longues distances pour se présenter aux épreuves avec à la clé d’importants frais de transport et d’hébergement.

Le Ministère a indiqué que chaque année des demandes sont formulées officiellement pour la création de nouveaux centres d’examens pour le baccalauréat. Dans les cas d’absence de centre d’examen, une bourse dite de « transport aux examens » peut être accordée aux élèves boursiers, son montant étant calculé en fonction des quotités de bourses attribuées en conseil consulaire de bourses scolaires.

Réforme du lycée

Enfin, Evelyne Renaud-Garabedian s’était inquiétée des difficultés d’organisation rencontrées par les établissements scolaires français à l’étranger pour mettre en place la réforme du lycée et plus particulièrement les enseignements de spécialité.

Le Ministère indique qu’à l’échelle du réseau des établissements français à l’étranger, la moyenne des enseignements de spécialité (EDS) proposés par établissement s’élève à 7,5 (sur 12 au total), remplissant ainsi l’objectif fixé de 7 EDS par établissement. Afin de compléter l’offre, en l’absence de certains EDS, les établissements sont autorisés à mettre en place des dispositifs mutualisés ou à recourir aux compléments à la carte proposés par le CNED. Une note de cadrage par l’AEFE viendra prochainement préciser les modalités de mutualisation des enseignements au sein d’une même zone, ainsi que celles de l’enseignement à distance.

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