Un an: Le retour des gilets jaunes

Dimanche dernier, 17 novembre, de nombreux médias ont célébré un bien triste anniversaire… Le retour dans l’actualité des Gilets jaunes a, comme on pouvait s’y attendre, donné lieu à un nouveau déchaînement de violences inacceptables. L’attaque au burin de la stèle du Maréchal Juin, à Paris, a fini de disqualifier des individus qui se réclament de ce mouvement, qui semble désormais rassembler davantage d’individus prêts à mettre notre pays par terre que de Français mécontents de leur sort.

Il convient de faire la part des choses : cette « fièvre jaune », compréhensible au début, n’a plus aucun sens désormais. Elle n’est que l’expression de la haine, de l’anarchie, du désordre. Elle ne mérite pas la publicité que lui font des journalistes en mal d’audience et quelques curieux en mal de sensations fortes, via les réseaux sociaux. La facture économique des dégradations perpétrées depuis un an approche le milliard d’euros ! Comme l’a souligné le rapport dressé par notre Sénatrice Evelyne Renaud-Garabedian, les commerçants, dans le seul secteur des Champs-Elysées, ont perdu l’hiver dernier près de 30% de leur chiffre d’affaires. Et on ne compte plus, à l’échelle nationale, tous ceux qui n’arriveront pas à rembourser leurs emprunts ou qui ont été contraints de mettre la clé sous la porte. Ce n’est donc pas ainsi que les Français peuvent espérer des jours meilleurs. Faut-il rappeler que le gouvernement a déjà débloqué 17 milliards d’euros pour calmer les esprits ?

Au-delà, il serait naïf de penser que tout va bien en France. Le climat est tendu et les revendications catégorielles sont nombreuses : pompiers, agriculteurs, personnels hospitaliers… Les revendications des uns et des autres sont souvent justifiées. Les inquiétudes qui entourent la réforme des retraites sont aussi, pour certaines, fondées.

Nous dirigeons-nous pour autant vers une « convergence des luttes » ? On ne doit pas le souhaiter. Notre pays a besoin de se réformer pour avancer. Rien ne serait plus néfaste que la tentation de l’immobilisme, du statu quo de la part du gouvernement. Ou, à l’inverse, du chaos, que cultivent les ennemis de l’ordre républicain. La journée d’action du 5 décembre prochain devrait nous en dire plus sur la capacité de blocage des syndicats les moins aptes au dialogue – la CFDT se tient notamment à l’écart – et des partis de gauche les plus opposés à la politique du gouvernement. Celle-ci peut être forte sans être suivie d’effets majeurs. Tout dépendra des Français : soutiendront-ils, ou pas, le mouvement ?

 

Jean-Pierre Bansard
Président de l’ASFE

5 commentaires

  1. “Attendre des mois un rendez-vous chez le généraliste, « cramer de l’essence » pour se rendre au premier bureau de poste, compter chaque sou pour offrir à Noël un cadeau à ses enfants : mis bout à bout, ces fardeaux quotidiens ont coagulé au sein d’un vaste mouvement populaire. La couleur jaune est devenue le symbole de cette France longtemps réduite au vote d’extrême droite et hantée par la peur du déclassement.”

    C’est par cette phrase que le Monde Diplomatique résume l’étude “Le Peuple des ronds Points” (Manières de Voir – N°168 Décembre 2019 – Janvier 2020) phrase que l’on peut retenir pour comprendre que la colère qui s’est exprimée durant plus de six mois ne débouche, faute de solutions profondes durable, en une véritable rage, comme le disait l’une des manifestante récemment interviewée sur France 2., rage qui engendrera forcément de plus en plus d’affrontements contre l’autorité en créant des zones de chaos par l’infiltration d’éléments “externes” aussi ultra-violents que déterminés à détruire.

    Les violences concomitantes aux défilés “pacifiques” , menées par des bandes quasi professionnelles dans la manière de s’organiser et d’agir, vont du plus simple vandalisme à l’émeute, au pillage et à la guérilla urbaine. En fait c’est le problème des jeunes de banlieues (pluriethnicité, faible niveau d’intégration, taux de chômage plus élevé que la moyenne, grande pauvreté, etc.) qui est venu se greffer et “rejoindre” le drame du “déclassement”.

    A cela s’ajoute la violence du verbe et de l’incohérence des propos, souvent véhiculée et amplifiée par les réseaux sociaux qui, malheureusement, donnent plus la parole aux imbéciles qu’à ceux qui peinent à la recherche de solutions.

    Les médias, quant à eux, avec leur recherche permanente de sensationnel, ne font que “jeter de l’huile sur le feu” , poussant souvent les manifestants “d’en faire plus” devant les caméras, exacerbant au maximum le désir de “paraître” et transformant le protestataire pacifique en émeutier violent.

    Le Président de la République avait montré la voie en organisant de nombreuses réunions ou presque tous les problèmes étaient “mis à plat”, il faudrait peut-être en assurer le suivi en proposant des “réunions de solutions et d’actions”, avec prise d’engagements fermes de tous les participants.

  2. voilà les sentiments de JP Bansard, libre à lui s’il s’agit de sa position personnelle et si tout un chacun peut publier sa tribune, mais en utilisant son titre de président il exprime là la position officielle de l’ASFE . qu’en est-il ? madeleine chaize venise

  3. Cher Monsieur,
    Vous devriez éssayer de frapper un an a une porte qui refuse de s’ouvrir ! je suis sur que bien avant l’échéance vous iriez chercher la hache !
    Les GJ l’ont en main et l’utilise et la porte finira par céder. Ce mouvement révolutionnaire ne s’arretera qu’avec la tete de macron dans le panier. Moi, Francais de l’étranger, je souffre de ne pas etre avec eux tout les samedis…

  4. Je soutiens l’opinion de Jean Pierre Bansard, l’image de la France souffre tres sérieusement des derives des manifestations répétées des gilets jaunes, et ce malgré un effort de tous les francais de 17 milliards d’euros.
    Il est vital de sauvegarder l’attractivite de la France afin de convaincre des entreprises internationales de s’implanter et de créer des emplois en France.

    J’en profite pour vous remercier des informations tres utiles de votre newsletter, partagées aupres des Francais de l’etranger.

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