Ce n’est pas la première fois que le virus d’Ebola frappe sévèrement le continent africain. Toutefois, les récents cas découverts à Goma (RDC) ont poussé les experts à déclarer l’état d’urgence sanitaire. 

Petit rappel sur le virus Ebola

Ebola compte parmi les maladies les plus virulentes au monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ce virus mortel se traduit généralement par des effets de forte fièvre, avec un taux de mortalité variant de 25 à 90%.

Aucun traitement ni même vaccin de prévention n’ont été mis en place pour éradiquer ou prévenir cette épidémie. Les soins dispensés viennent uniquement atténuer les symptômes et aider le patient à survivre à l’infection. Une vague d’espoir a fait surface lorsque sont apparus quelques cas de guérison.

Pourquoi l’OMS s’est-elle décidée à tirer la sonnette d’alarme récemment ?

Avant toute chose, rappelons d’abord que de sévères épidémies d’Ebola avaient déjà fragilisé l’Afrique de l’Ouest en 2013, en causant 11 000 décès jusqu’en 2014. Pourtant, les cas récents signalés à Goma en République Démocratique du Congo (RDC) ont incité les experts de l’OMS à se réunir à Genève afin de déclarer l’état d’urgence sanitaire. Cette mesure particulière n’a été décrétée que cinq fois dans l’histoire : pour la grippe H1N1 en 2009, pour la poliomyélite et l’épidémie d’Ebola en 2014 suivis du virus Zika en 2016.

Le manque de financement et les attaques de groupes armés à répétition contre les opérations de prévention pour lutter contre le virus freinent son extinction. A ce jour, on compte 198 attaques, 7 morts et  58 blessées.  Le communiqué de presse de l’OMS précise que cette mesure a été prise « pour reconnaître les risques potentiels au niveau local et régional et la nécessité d’une action intensifiée et coordonnée pour y faire face ».

Comment la République Démocratique du Congo envisage-t-elle de maîtriser cette épidémie ?

Voilà bien deux semaines que la RDC se bat sans relâche pour tenter de freiner la progression et les ravages qu’Ebola sème sur sa route. A ce sujet, le dernier bilan du ministère de la santé révèle que sur les 52 cas signalés dernièrement, 33 sont décédés. Une grande partie des malades ont été transférés dà Bikoro (à l’ouest du pays) tandis qu’un nombre croissant de malades sont recensés à Mbandaka.

A présent, la déclaration de Peter Salma, le directeur du programme de gestion des situations d’urgence de l’OMS, résume les inquiétudes suscitées par Ebola. Mercredi dernier, il a souligné qu’ils sauront d’ici peu s’ils seront parvenus à maintenir le virus ou s’il va s’étendre à d’autres zones urbaines. Nombreux sont les Congolais qui pointent la sorcellerie ou le mauvais sort du doigt en omettant l’existence d’une réelle maladie.

Deux obstacles logistiques restent présents : l’acheminement de l’équipement médical ainsi que le temps pour accéder à des régions comme la région Bikoro (48h de trajet). D’autant plus que l’humidité et la répétition de coupure d’électricité ne rendent pas la prise en charge facile.

In fine, malgré les obstacles logistiques et culturels, l’OMS devrait parvenir à vacciner 10 000 personnes en un mois. 

SOURCES :

Passeport Santé (ici)

Futura Sciences (ici)

Le Monde Afrique (ici)

Le Figaro (ici)