On nous répète souvent que notre style alimentaire cause des effets déplorables sur la planète, mais qu’en est-il vraiment ? Avez-vous pleinement conscience du coût environnemental des produits atterrissant dans votre assiette ? 

Notre alimentation, nocive pour l’environnement, à quel point ?

 

Tout d’abord, il faut comprendre que chaque étape menant finalement à la dégustation du produit a des répercussions sur la nature.

A commencer par la production, qui requiert de grandes quantités d’eau, de matières premières, sans oublier l’énergie. Nos modes de production alimentaire entraînent l’érosion des terres, la déforestation et ainsi que la menace d’extinction d’espèces (par exemple, des espèces marines en raison de la surpêche).

N’oublions pas le transport et le conditionnement, eux aussi relèvent d’un réel défi environnemental. Le transport inclut, principalement, cinq étapes : les lieux de production, la transformation, le conditionnement, la distribution puis la consommation. A noter que la distribution génère une certaine consommation en matière d’éclairage, de réfrigération et de chauffage.

Force est de constater que nous manquons de données concernent l’un des enjeux le plus crucial de notre siècle – à savoir le réchauffement climatique. Malgré cela, un nombre graduel de chercheurs se penchent sur la question. D’ailleurs, en comparant diverses études, les experts d’I4CE ont conclu que la demande alimentaire est à l’origine de 22 à 37% des émissions de gaz à effet de serre (tous secteurs confondus). De même qu’à l’échelle française, l’enquête du Centre national de recherche sur l’environnement et le développement indique que l’alimentation pèse pour 24% de l’empreinte carbone des ménages français.

Quels produits alimentaires mettent le plus en péril notre planète ?

Pomme de terre, avocat, boeuf et huile de palme, … voici des aliments dont la production nuit le plus à notre environnement. De sérieuses  préoccupations environnementales sont liés à la production et consommation de sucre. En plus de réclamer de grandes quantités d’eau et de pesticides, il détruit des habitats végétaux, animaliers et d’insectes.

La viande industrielle, elle, nécessite de grands espaces de culture de grains et de soja pour nourrir les animaux. La déforestation et la production de gaz à effet de serre en sont les effets néfastes majeurs.

Enfin, la culture de l’avocat est une véritable catastrophe écologique. En effet, cultiver deux avocats et demi n’exige pas moins de 1000 litres d’eau.

Consommer de façon durable et écologique ?

Pour faire simple, la consommation responsable repose sur les critères du développement durable. C’est-à-dire qu’elle appelle à une consommation respectueuse de l’environnement et de la santé des consommateurs tout en ayant une influence positive sur la société.

Ensuite, elle varie selon tout un chacun, certains optent pour l’esprit écologique en favorisent des produits de saison souvent garantis “bio”. D’autres se réfèrent à l’impact économique de leur consommation, dans ce cas, les produits issus de circuits courts seront privilégiés.

In fine, chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans la chaîne alimentaire qui régule notre quotidien et qui a des conséquences constatables sur l’environnement. La responsabilité d’adopter un mode alimentaire plus responsable en va de la planète entière.

SOURCES :

Rapport sur l’environnement de Brussels (ici)

Ouest France (ici)

Notre Planète info écologie (ici

Le Monde (ici)