L’ex-maire de Londres et ancien ministre des Affaires Étrangères, Boris Johnson, n’avait jamais nié le désir d’occuper le 10 Downing Street. En infligeant une victoire écrasante à Jeremy Hunt de 66%, il succède alors à Theresa May au poste de Premier ministre. 

 

Que sait-on de l’élection ? 

 

En réalité, Boris Johnson a accédé aux élections grâce à la pré-sélection de 312 députés conservateurs (du Parti Conservateur et Tories). Lui et Jeremy Hunt avaient été désignés candidats par seulement 0,3% de l’électorat. Or, selon John Major, lui-même Premier ministre, ces “ultras Brexiteurs” ne sont pas représentatifs de l’électorat conservateur.

 

Le nouveau Premier ministre s’est dit prêt à tout pour faire sortir, rapidement, son pays de l’Union Européenne : même en cas de “no deal”. 

 

Qui est véritablement Boris Johnson? 

 

Ancien journaliste de formation, Boris Johnson est réputé pour ses frasques et son “usage disproportionné” de la réalité. Pour anecdote, il avait été licencié du Times pour avoir faussé une citation. Aujourd’hui, ces opposants utilisent les articles à tendance raciste et islamophobe qu’il avait écrit au Daily Telegraph.

 

Entre temps, il y a de quoi envier son cursus universitaire puisqu’il a étudié dans le prestigieux lycée d’Elton puis à Oxford. 

 

Après avoir fait 7 ans à la Chambre des Communes, il gagne les élections du maire de Londres en 2008. Puis profite de l’effervescence des Jo ainsi que de son projet de bus écologique pour être réélu en 2012. Lorsque son mandat s’achève, il réintègre la Chambre et prend de façon inattendue  le contrôle de la campagne pour le Brexit en 2016. 

 

Comment a réagi la scène internationale face à son élection ? 

 

Du côté de l’Elysée et de la Maison Blanche, on note des réactions plutôt positives à l’encontre de cette nomination. Surtout de la part de Donald Trump qui a vanté les qualités de Boris Johnson et assuré qu’il fera un “très bon travail”. Emmanuel Macron, lui, s’est montré plus modeste et a énoncé l’envie de mener une collaboration solide avec lui. 

 

Cependant, les félicitations du ministre iranien des affaires étrangères    Mohammad Javad Zarif ont rappelé le climat de tensions qui règne entre Iran et l’Angleterre. Il en a profité pour réaffirmer les positions de l’Iran dans cet incident diplomatique “Nous avons 1.500 miles [soit plus de 2.400 km] de côte sur le golfe Persique. Ce sont nos eaux et nous les protégerons”. Pour rappel, les tensions sont montées d’un cran suite à la saisie réciproque de pétroliers. 

 

S’ajoute à cela, les bancs d’opposition que constitue le mouvement civil People’s vote, ayant débuté avant les élections. Celui-ci tire alerte sur le fait que Boris Johnson ne dispose pas de mandat pour mener l’Angleterre vers la sortie. De plus, il dénonce le fait que l’ex-maire de Londres tire uniquement sa légitimité du parti conservateur et non de l’électorat britannique dans sa globalité. 

 

En fin de compte, les Britanniques n’auront d’autre choix que de compter sur leur nouveau Premier ministre pour trouver une voie viable pour le Brexit. Pour Boris Johnson, proposer un deal qui satisfasse ses compatriotes sera une tâche pénible….

 

SOURCES

La Croix (ici

Le Figaro (ici

Marianne (ici)