Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, tous les trois Français, ont été condamnés à mort pour appartenance à l’EI, le 26 mai dernier. Ces trois hommes – arrêtés en Syrie, avant d’être transférés avec neuf autres Français en Irak, ont 30 jours pour faire appel.
Promesse ou réalité ?
Pourtant, le 28 janvier dernier, la Ministre de la Justice Nicole Belloubet avait précisé que si des diihadistes français étaient condamnés à mort, ce serait traité au cas par cas, mais l’Etat français interviendrait.
Perpétuité
Trois Français ont été jugés coupables d’appartenance à l’EI en Irak jusqu’ici : Mélina Boughedir, Djamila Boutoutaou et Lahcen Gueboudj ; condamnés à la prison à perpétuité, soit vingt ans de détention en Irak.
Qui sont ces condamnés à mort ? 
Kévin Gonot, a rejoint le Front Al-Nosra avant de prêter allégeance au califat de l’EI. Il a énoncé avoir été transféré à Mossoul, pour y être hospitalisé. En France, il a été condamné à neuf ans de prison.
Depuis Paris, l’avocat de Léonard Lopez a dénoncé une justice expéditive, basée uniquement sur des interrogatoires en prison à Bagdad. Les défenseurs des droits humains dénonçaient risques de torture et absence de garantie à des procès équitables contrairement à ce qui a été déclaré par le ministère des affaires étrangères. Léonard Lopez aurait eu un rôle actif sur un site de propagande djihadiste. Déjà condamné à cinq ans de prison, il était sous le coup d’un mandat d’arrêt et principalement connu pour avoir aidé à créer une association radicalisant les détenus.
Salim Machou faisait partie d’une unité de l’EI dirigée par un ancien légionnaire, cellule de combattants européens, vivier d’auteurs d’attaques.
Neuf autres Français sont en attente d’être jugés en Irak. Ce dernier, lequel a condamné plus de 500 étrangers pour appartenance à l’EI, s’est déclaré en mesure de juger, par la même occasion, le millier d’étrangers aux mains des Kurdes en Syrie, en échange de deux millions de dollars par tête.
SOURCE :  Le Monde (voir ici)