La marche pour le climat, organisée le 16 mars 2019 à Paris et dans toute la France, a mobilisé de nombreuses personnes, dont des centaines de milliers de lycéens et collégiens dans 100 pays Le réchauffement climatique est une préoccupation à l’échelle mondiale. Comment se traduit-il pour les populations ?

Qu’est-ce qu’une catastrophe naturelle ?

Les risques climatiques sont des phénomènes naturels ancrés dans les cycles saisonniers. Il peut s’agir de sécheresses, inondations, incendies, tornades, ouragans ou encore de vents violents.

Depuis plusieurs années, on constate une recrudescence de ces phénomènes. En effet, le dérèglement climatique serait l’une des principales causes menant aux catastrophes naturelles. Selon Michael Mann, chercheur à l’université de Pennsylvanie, la corrélation est évidente « Il y a certains facteurs liés au changement climatique dont nous pouvons dire, avec un haut niveau de certitude, qu’ils aggravent les inondations » – voir ici.

Les conséquences se traduisent par des morts, des blessés et des dégâts matériels. Ainsi, des populations se retrouvent sans abri et démunis. Les populations les plus pauvres sont les plus démunies face à ces catastrophes. De plus, celles-ci amènent les personnes à quitter leur habitation, leur ville ou encore leur pays. En 2018, on dénombre 22 millions de réfugiés climatiques. Selon les prévisions des Nations Unies, ils seront sept fois plus nombreux en 2050.

Aucun continent ne semble épargné. Ainsi, plusieurs catastrophes ont eu lieu comme les ouragans Irma ou Harvey ; les vagues de chaleur meurtrières en Inde et en Europe ; ou encore les inondations en Asie du Sud-Est (voir ici).

Le continent africain

Le continent africain est particulièrement touché par la violence de ces catastrophes, situation exacerbée par la situation économique.

Voici quelques cas récents :

  • Les inondations en Sierra Leone, où les pluies continues ont saturé le sol des collines surplombant certains quartiers de la ville, qui ont fini par céder et se sont affaissées menant à des coulées de boue ;
  • La sécheresse dans la Corne de l’Afrique qui a provoqué des famines au Nigéria et au Yémen ;
  • Le cyclone tropical Idai en Afrique australe (Malawi, Mozambique et Zimbabwe) a engendré des inondations, des vents très puissants et des ondes de tempête dans la région du Mozambique.

Ces catastrophes ont été meurtrières pour les populations. A titre d’exemple, le cyclone Idai au Mozambique a un bilan de plus de 400 morts et 1 528 blessés. Etant donné la pauvreté qui touche certains de ces pays, la plupart des habitants ne peuvent pas fuir et tentent de survivre comme ils le peuvent. Il faut souligner qu’en Afrique, les zones côtières tropicales sont particulièrement exposées à ces risques.   

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est vitale. Une meilleure préparation et un meilleur accompagnement des populations les plus vulnérables paraissent essentiels. D’autant plus que, selon la revue Nature, les catastrophes climatiques se multiplieront si les émissions de CO2 ne sont pas considérablement réduites d’ici la fin du siècle.