Edith Piaf, Céline Dion, Charles Aznavour, Carla Bruni, Jane Birkin: la variété française a su s’exporter à l’étranger. Mais qu’en est-il aujourd’hui des musiques plus récentes, du rap, de l’électronique, du rock ? Les groupes et chanteurs à succès français parviennent-ils à s’exporter et ainsi représenter les couleurs de la France en chansons à l’étranger ?

Malgré l’entrée dans l’ère d’Internet, laquelle va de paire avec un immense gain du streaming en parts de marché de l’industrie musicale ( 58%) par rapport aux ventes de disques, il n’en demeure pas moins que la musique française a su s’adapter aux nouvelles contraintes du marché actuel.

3 000 concerts, 283 millions d’euros de revenus (contre 265 millions en 2016 soit une augmentation de 6,7 % sur un an et de 40% par rapport à 2010) , 7,8 milliards de streams… Le Bureau Export, association soutenant depuis 1993 les artistes français à l’étranger dévoile ces chiffres dans un rapport effectué chaque année[1].

Justice, Kungs et Maître Gims arrivent ainsi parmi les premiers du classement des ventes physiques et numériques hors de France en 2017.Après Daft Punk et David Guetta qui ont ouvert la voie ces dix dernières années, tous les styles de musique réussissent à tirer leur épingle du jeu (36% des ventes faites à l’étranger, ce chiffre monte à 50% pour la musique classique). Jaïn, Petit Biscuit, Yelle, Yaël Naïm (avec son tube New Soul dans la pub du MacBook Air), Acid Arab, Amadou et Mariam ou encore Asa rencontrent un franc succès à l’étranger entre autres artistes.

Par ailleurs, l’activité de spectacles perdure et tire profit de l’internationalisation croissante des artistes français, avec une augmentation des revenus des producteurs issus de l’export de 10 %, soit 72,8 millions.

Sur le plan géographique, c’est l’Europe qui pèse 63 % au total, mais le poids de l’Amérique du Nord n’en demeure pas moins grandissant[2], sans oublier celui de l’Asie. LEn effet, le groupe Tahiti 80 par exemple très prisé au Japon est pourtant moins connu du public français.

La musique classique s’exporte particulièrement bien. Les musiciens classiques, français ou produits par des structures françaises, ont battu un record : celui du chiffre d’affaires, de 9,8 millions d’euros, soit une hausse de 58% par rapport à 2016[3].

Concernant les comédies musicales, l’Opéra Rock de Mozart a été très appréciée en Chine après s’être produite en Corée. Par ailleurs, un spectacle sur Edith Piaf aux Etats-Unis a enchaîné plus d’une quarantaine de dates.

 La musique française semble être promise à un bel avenir au-delà des frontières de l‘hexagone.

Sources :

Site de l’ambassade de France aux Pays-Bas, voir article sur la musique française à l’étranger.

[1] Le Parisien (voir ici)

[2]  Les Echos (voir ici)

[3] France Musique (voir ici)

X