DU SERVICE CIVIQUE AU SERVICE UNIVERSEL

Où en est le projet de «Service National Universel», l’engagement de campagne du candidat Emmanuel Macron ?

Le futur service national universel (SNU) est piloté par le nouveau jeune secrétaire d’Etat Gabriel Attal. Il sera organisé en deux phases.

PHASE 1: Une «phase de cohésion» obligatoire d’une durée d’un mois maximum, à l’âge de 16 ans, qui devrait se dérouler à la mi-juin pour les élèves de seconde. Elle comprendra deux périodes :

Une phase d’«intégration» d’une quinzaine de jours en hébergement collectif qui permettra le «brassage social» . Suivi d’un temps d’engagement de 15 jours «plus personnalisé», prenant la forme d’une mission d’intérêt général dans une association, une collectivité locale, une institution ou un organisme public.

PHASE 2: Une deuxième phase facultative avant 25 ans, d’une durée de trois à douze mois, « pour ceux qui ont envie de s’engager davantage encore » et qui pourrait s’effectuer « dans des domaines aussi variés que la défense, l’environnement, l’aide à la personne, le tutorat, la culture », selon Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education. L’actuel service civique sera l’un des moyens d’accomplir cette seconde phase.
Une phase pilote avec quelques centaines voire milliers de volontaires aura lieu en juin 2019.

Des questions restent posées

Toutefois, ce SNU pose encore de nombreuses questions, soulevées par les Sénateurs lors de l’audition du Général Daniel Ménanouine par les membres de la Commission des affaires étrangères et de la défense au Sénat : la durée du tronc commun, les modalités d’encadrement, les modalités du regroupement des jeunes, avec hébergement. «Des solutions «bricolées» ne seront pas acceptables». Des locaux adaptés devront être trouvés. Des personnels devront être formés. Des financements pérennes devront être mis en place. Le Sénat n’a pas eu accès au chiffrage des différents scénarios, en fonction du choix des paramètres, ce qui n’est «pas acceptable au regard du fonctionnement de la démocratie parlementaire».

Qu’en est-il pour les Français de l’étranger ?

La sénateur Evelyne Renaud-garabedian a insisté sur l’importance du lien institutionnel entre les Français de l’étranger et la France, qui peut avoir tendance à considérablement se distendre chez les jeunes, en particulier binationaux.

Le Ministre de l’Education et de la Jeunesse a indiqué que, s’ils ne seront pas exclus du nouveau dispositif SNU, ils en seront en principe largement dispensés – tant qu’ils se trouvent à l’étranger – du fait, notamment, de l’absence d’infrastructures et de personnel. Ainsi, pour les Français de l’étranger, les modalités d’application du SNU devraient beaucoup se rapprocher de celles qui s’appliquaient au temps du  service militaire actif. (intervention ici)

Enfin, et pour aller au fond du sujet, la Sénateur a attiré l’attention de Madame la Ministre des Armées sur le service militaire volontaire (SMV). Ce dispositif, prévu par la loi de programmation militaire 2019-2025, vise à favoriser l’insertion sociale et à offrir une formation professionnelle tout en offrant la possibilité de  passer le permis de conduire. Elle souhaitait connaître en détail les intentions du gouvernement quant aux modalités pratiques de son application aux jeunes Français de l’étranger. (Retrouvez la question écrite ici).

Au dernières nouvelles, sur le service national universel – autre cible des syndicats lycéens -, Jean-Michel Blanquer a insisté sur le fait que le caractère obligatoire n’était «certainement pas un sujet de court terme». Ce que nous allons faire en 2019, c’est «une expérience à petite échelle, dans une dizaine de départements», a-t-il indiqué, en citant la Creuse. (Voir plus d’explications ici).

 

Retrouvez l’audition complète ici.

Retrouver la note de synthèse ici.

Retrouvez la séance entière ici.

Pour plus d’information, Le figaro

 

 

Image source: Les Echos

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