Chères, chers élus,

Un nouveau gouvernement vient d’être nommé après plusieurs jours d’attente. Souhaitons-lui longue vie et bonne chance pour régler les nombreux défis qui sont aujourd’hui posés à la France.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, l’essentiel réside dans les réformes à conduire pour moderniser notre pays, et elles sont nombreuses sur le front économique notamment. Une fois les objectifs reprécisés – et j’entends que le président de la République veut continuer en ce sens puisqu’il a affirmé qu’il n’y avait « ni tournant ni changement de cap » -, c’est aux femmes et aux hommes, chargés de lancer ces réformes et de les appliquer, de se montrer habiles dans la méthode pour surmonter les éventuelles résistances dans la population. L’avenir nous dira si c’est le cas.

Je me garderai donc d’instruire de faux procès ni de fonder de faux espoirs sur les compétences de tel ou tel nouveau ministre. A chacun de faire ses preuves afin d’impulser un nouveau souffle au pouvoir exécutif, après un été quelque peu chahuté, entre l’affaire Benalla, les démissions de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb, sans oublier les petites phrases élyséennes qui ont été jugées parfois maladroites. Je note que ce gouvernement est le  signe d’un changement dans la continuité. L’équipe respecte la parité hommes-femmes, l’équilibre des origines partisanes entre la droite, la gauche et le centre, la présence de nombreuses personnalités venant de la société civile. Elle est par ailleurs toujours assez jeune. Au-delà, j’observe que les interlocuteurs des Français de l’étranger seront toujours les mêmes : Jean-Yves Le Drian reste ministre de l’Europe et des Affaires étrangères avec, à ses côtés pour l’épauler, Nathalie Loiseau et Jean-Baptiste Lemoyne. J’espère ardemment qu’ils porteront un regard attentif à nos établissements scolaires installés hors de nos frontières : ces derniers sont toujours exposés à des coupes budgétaires inquiétantes pour le rayonnement international de notre langue et de notre culture…

Le président de la République, dans son intervention télévisée qui a suivi le remaniement, a reconnu qu’il n’avait peut-être pas été assez à l’écoute du pays ces derniers mois. « J’entends les critiques », a-t-il admis. Il lui incombe effectivement – à lui et d’abord à lui – de restaurer le climat de confiance qui avait accompagné son arrivée à l’Elysée. Sa volonté de resserrer les liens avec les territoires de « l’Hexagone et de l’Outre-mer », selon sa propre expression, ne doit pas lui faire oublier tous ses compatriotes qui vivent loin de France : leur vie quotidienne n’est pas toujours un long fleuve tranquille…

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