Mauvaise place des aéroports français dans les classements internationaux

Mme Évelyne Renaud-Garabedian attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur les mauvaises places qu’occupent les aéroports français dans la plupart des classements internationaux. Dans son enquête publiée en avril 2018 et basé sur le témoignage de 14 millions de voyageurs issus de 105 pays, une agence de notation qui fait référence dans ce domaine place les aéroports asiatiques largement en tête laissant l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle au 37ème rang et celui de Nice au 98ème sur 100 aéroports notés. Une autre enquête plus récente encore, publiée début juin 2018 par une plateforme en ligne, s’est penchée sur trois critères, la ponctualité, la qualité du service et la perception sur les réseaux sociaux et confirme ce jugement peu flatteur en plaçant l’aéroport parisien à la 128ème place sur 141 aéroports classés. Les difficultés d’accès aux différentes zones de l’aéroport, la mauvaise qualité des zones de restauration, de détente ou de repos, le manque de convivialité des infrastructures sont ainsi pointées du doigt par les usagers. Les Français de l’étranger, forts de leur expérience d’autres installations aéroportuaires dans le monde, sont souvent les plus sensibles à ces éléments quand ils transitent par la France ou qu’ils retournent dans leurs pays pour les vacances. Ils sont souvent frappés par les longues files d’attente aux contrôles à l’arrivée et par le faible nombre de fonctionnaires de police. De plus, les portiques de « passage automatisé rapide aux frontières extérieures » (Parafe) censés faciliter le contrôle des passeports biométriques sont souvent hors d’usage. À l’heure où la France, première destination touristique mondiale, retrouve de son attractivité auprès des investisseurs internationaux et s’apprête à accueillir le monde entier pour les jeux olympiques de 2024, elle lui demande quel est le plan d’actions mis en place à moyen terme pour améliorer la qualité de l’accueil dans nos aéroports. En particulier, elle s’interroge sur les moyens offerts aux voyageurs pour un accès facile et gratuit à une connexion internet, comme c’est le cas dans les grands aéroports internationaux.

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