Chères élues, chers élus

J’entends souvent dire, avec raison, que l’élection d’Emmanuel Macron a redonné à notre pays le goût de l’entreprise et celui d’entreprendre. Carlos Ghosn, Le PDG de Renault, et plus récemment celui de LVMH, Bernard Arnault, s’en félicitaient d’ailleurs par médias interposés. Je trouve cet enthousiasme plutôt encourageant car vous savez combien j’attache d’importance au bon moral de nos entrepreneurs.

Par chance, la croissance semble être elle aussi au rendez-vous : de 1,9 % en 2017, elle pourrait dépasser d’après l’INSEE les 2% cette année. Il faut donc espérer que la politique du chef de l’Etat, réputée favorable aux entreprises, conjuguée à ces bonnes prévisions, profite à tous les Français, qu’ils soient chefs d’entreprise, salariés mais également demandeurs d’emploi.

Dans ce contexte, il est important qu’une attention particulière soit portée aux petites et moyennes entreprises qui demeurent trop souvent le parent pauvre de notre vie économique alors qu’elles constituent en Allemagne le cœur du réacteur de l’économie y compris, et surtout, à l’exportation.

Ce n’est malheureusement pas le cas de ce côté-ci du Rhin où nos PME peinent à trouver des financements. Comment leur rendre la vie plus facile ? Avec moins de bureaucratie et une fiscalité plus légère très certainement. Mais Il faudrait savoir aller plus loin.

L’une des solutions préconisée par l’actuelle majorité consisterait à orienter une partie de l’épargne des Français davantage vers les PME. Car, comme en attestent les montants des dernières collectes du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) (12,4 milliards d’euros au total en 2017), nous sommes, avec les Chinois, parmi les plus grands épargnants de la planète. Et ce, alors que les taux d’intérêt actuels très faibles rendent pourtant l’assurance-vie moins attractive.

Certes, investir dans une PME présente un risque plus élevé mais il est urgent aujourd’hui de mettre les intérêts des épargnants français en phase avec l’intérêt de notre économie. Trois conditions doivent cependant être remplies pour que l’objectif soit atteint : en premier lieu le gouvernement doit trouver le mécanisme fiscal judicieux pour opérer la jonction entre les épargnants et les PME, ensuite les banques doivent jouer le jeu et, enfin, les Français doivent pouvoir y trouver leur compte…

Il s’agit là d’un vaste chantier mais je compte bien en suivre l’évolution et l’accompagner dans mon rôle de parlementaire.

Je vous souhaite une bonne semaine.

Jean-Pierre Bansard