Fermeture des établissements au cas par cas

La mesure de fermeture des établissements scolaires en France annoncée par le Président de la République ne s’applique pas automatiquement aux 522 établissements d’enseignement français à l’étranger présents dans 139 pays. Les décisions de fermeture éventuelle sont prises au cas par cas par les ambassadeurs, en lien avec l’AEFE, en application des mesures prises par les autorités locales de chaque pays, ou si un cas de coronavirus ou une suspicion concerne un élève ou un personnel d’un établissement et le justifie, suivant en cela les règles en vigueur depuis plusieurs jours sur le territoire national.

468 établissements sont désormais fermés. D’autres le seront sans aucun doute dans les prochains jours car tous les continents sont désormais touchés. Les Instituts et Alliances françaises sont fermés.

Le calendrier FLAM va, peut-être, être avancé pour soutenir les structures qui font de l’appui scolaire, qui s’avère crucial quand les établissements ferment. Plus de fonds pourraient leur être accordés.

 

Des règles sanitaires strictes

Pour les établissements qui continuent de fonctionner,  toutes les règles de prudence sanitaire qui s’imposent et notamment une règle de mise en quarantaine de tout élève ou personnel qui reviendrait d’une zone de circulation intense du virus sont appliquées. Ces mesures sont adaptées au changement du contexte et par nature évolutives. Une cellule de crise est en place depuis le 27 janvier pour procéder à l’analyse quotidienne de l’évolution de la situation et prendre les mesures qui s’imposent.

Dans les établissements maintenus en activité, il a été demandé aux équipes de renforcer les mesures préventives qui doivent être suivies par toutes et tous avec la plus grande rigueur.  En cas d’absence de règles édictées par les autorités locales,  elles appliquent une mise en quarantaine pour les personnels ou les élèves venant de zones de circulation active du virus, suivant les règles édictées par le ministère de la santé. Ces règles valent pour tout élève ou tout personnel revenant de France métropolitaine, sans distinction de région.

La mobilité dans le réseau, d’abord en Asie et vers l’Asie puis progressivement dans d’autres régions a été réduite. Aujourd’hui, toutes ces mobilités sont annulées : échanges et regroupements de jeunes, séminaires de formation des enseignants, missions d’inspection… Tous les événements majeurs qui devaient se tenir jusqu’en juin ont été annulés : orchestre des lycées français du monde, ambassadeurs en herbe, jeux internationaux de la jeunesse.

S’agissant du dispositif ADN d’échange des jeunes lycéens entre établissements du réseau, tous les échanges qui ne sont pas encore réalisés sont suspendus. S’agissant des élèves qui sont déjà arrivés dans leur famille d’accueil, les proviseurs des lycées concernés ont pris contact avec les familles d’envoi et d’accueil pour vérifier si elles souhaitent poursuivre l’échange ou si elles souhaitent y mettre fin prématurément.

Dispositif de continuité pédagogique

L’Agence a mis en place un dispositif de continuité pédagogique pour pallier la fermeture physique des établissements. Avec le soutien du CNED et avec les équipes de direction et les enseignants des lycées fermés en Asie, des modules pédagogiques ont été construits afin de permettre aux élèves de continuer à travailler. Ce dispositif fonctionne dans les lycées d’Asie fermés depuis huit semaines. L’expérience acquise a permis dès la semaine passée d’adresser à toutes les équipes de direction des 522 lycées un vademecum pour leur permettre de le mettre en place le plus rapidement possible si leur établissement venait à être fermé.

Les équipes pédagogiques des lycées font tout le possible pour accompagner les parents dans la mise en place de cet enseignement à distance.

Des aménagements financiers pour le paiement des frais de scolarité

Cette crise a un impact sur la situation économique des familles, qu’elles aient à faire face à des surcoûts liés à la garde des enfants, ou qu’elles soient touchées directement dans leurs revenus.

  • Pour les établissements en gestion directe de l’Agence, les directeurs administratifs et financiers  examineront avec attention et bienveillance les demandes qui seraient faites par des familles en difficulté. Les droits de scolarité seront néanmoins maintenus car les équipes travaillent.
  • Pour les établissements conventionnés ou partenaires, des possibilités de report de paiement et d’échéanciers pour aider les familles seront examinées. Les frais annexes comme les transports scolaires, la cantine ou les activités périscolaires seront  facturés au regard des seuls services effectivement réalisé.  L’Agence est en contact avec les représentants des parents d’élèves et avec les comités de gestion pour examiner les besoins des familles et des établissements conventionnés et partenaires.
Des homologations reportées

L’Agence souhaite limiter au maximum l’impact négatif de la situation actuelle sur les nouvelles homologations, alors que la quasi-totalité des missions d’inspection a dû être reportée. Un certain nombre de dossiers ayant pu être néanmoins instruits auparavant, la commission interministérielle d’homologation est maintenue à la date du 19 mai 2020. Une seconde, extraordinaire, est d’ores et déjà prévue début juillet 2020 s’il est possible de reprendre en mai-juin les missions d’inspection, avec une priorité qui sera donnée aux premières homologations ou extension d’homologation.