Nous y voilà.
Cinq ans après le dernier cycle électoral des Français de l’étranger, nous sommes à la veille des élections consulaires de 2026.
Il y a six ans, la pandémie mondiale a conduit au report inédit du scrutin. Il y a cinq ans, nous avons finalement réussi à organiser ces élections dans des conditions encore profondément marquées par le Covid-19, au point que certaines circonscriptions ont dû être décalées de plusieurs mois supplémentaires.
Un scrutin dans un monde toujours sous tension
Depuis, le monde n’est pas devenu plus stable. Crises géopolitiques, conflits armés, tensions régionales : plusieurs circonscriptions connaissent aujourd’hui encore des situations complexes. Pourtant, le Gouvernement a fait le choix de maintenir ces élections partout dans le monde, y compris dans des pays où l’accès au vote soulève de véritables interrogations, comme en Iran.
Demain, les Français établis hors de France éliront donc leurs Conseillères et Conseillers des Français de l’étranger.
Et cette élection est loin d’être anodine.
Parce que les élus qui seront désignés demain représenteront nos compatriotes pendant six ans auprès des consulats, des ambassades et des pouvoirs publics français. Parce qu’ils seront souvent les premiers interlocuteurs face aux difficultés administratives, scolaires, sociales ou sécuritaires rencontrées à l’étranger par nos compatriotes.
Parce que ces élus composeront également une nouvelle Assemblée des Français de l’étranger, dont il faudra un jour repenser sérieusement les pouvoirs et le fonctionnement.
Une représentation démocratique à renforcer mais essentielle
Parce qu’enfin, ils deviendront les grands électeurs des sénateurs représentant les Français établis hors de France pour les élections sénatoriales de 2026 puis de 2029.
Pour un mouvement comme le nôtre, exclusivement centré sur les Français de l’étranger, ce moment est évidemment fondamental.
La représentation des Français de l’étranger n’est pas parfaite. Les pouvoirs des élus consulaires demeurent encore insuffisants, et il faudra les renforcer. Mais cette représentation a un mérite essentiel : elle existe. C’est pourquoi nous appelons tous les Français de l’étranger à voter, quelles que soient les listes sur lesquelles leur choix se porte.
Nous le disons à l’ASFE depuis notre création : plus les Français de l’étranger voteront, plus leurs intérêts seront pris en compte.
Certains considèrent encore les élections consulaires comme un scrutin de faible enjeu. C’est une erreur. Même lorsque les compétences demeurent limitées, le vote confère une légitimité incontestable, d’autant plus forte que la participation est importante. C’est cette légitimité qui permet de faire entendre la voix des Français de l’étranger face à ceux qui, sans avoir reçu de mandat démocratique, disposent pourtant d’un pouvoir de décision considérable.
Le suffrage reste le fondement de toute représentation démocratique.
Certains d’entre vous vivent dans des pays où le vote n’est ni libre, ni transparent, ni garanti. Sachons mesurer la chance que nous avons et la faire vivre.
Alors demain, votez.


