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Français de l’étranger : dépasser les clivages

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Un combat transpartisan au service des Français de l’étranger

Défendre les droits des Français de l’étranger n’est pas un combat partisan, mais l’affaire de tous ceux qui s’intéressent aux Français établis hors de France. C’est en tout cas ainsi que nous l’entendons à l’ASFE depuis notre création.

Il est donc regrettable qu’un sujet aussi essentiel que l’inclusion bancaire des Français de l’étranger – préoccupation largement partagée par les Sénatrices et Sénateurs représentant les Français établis hors de France – fasse aujourd’hui l’objet de récupération électorale.

C’est pourtant ce qui s’est produit autour de la proposition de loi déposée par nos collègues du groupe Écologiste sur l’accès au compte bancaire des Françaises et Français résidant hors de France.

Les trois sénateurs de l’ASFE ont soutenu ce texte, qui avait le mérite d’exister, tout en soulignant ses limites. Des limites juridiques d’abord, car la proposition n’était pas totalement aboutie. Des limites politiques ensuite, car ce sujet relève en grande partie du droit européen et du règlement. Des limites pratiques enfin, car il n’est pas certain que La Banque Postale soit, à elle seule, la réponse la plus adaptée aux difficultés rencontrées par les Français de l’étranger.

Un texte utile, mais insuffisant face à l’urgence

Pour autant, les Sénateurs ASFE ont voté ce texte. Parce qu’il permettait au moins de remettre un sujet majeur sur la table. Car la réalité est simple : cette question intéresse peu le Gouvernement et encore moins les banques elles-mêmes. Rien que pour cela, les autrices de cette proposition doivent être saluées.

Malheureusement, le débat qui s’est tenu dans l’hémicycle le 7 mai n’a débouché sur aucune avancée concrète. Le texte a été rejeté et, en dehors d’une proposition gouvernementale visant à créer un nouveau groupe de travail, aucun engagement réel n’a été pris pour améliorer le droit au compte des Français de l’étranger.

Des pistes concrètes existent pourtant : la facilitation de l’identification à distance des clients, une meilleure information sur le droit au compte, son extension aux banques en ligne ou encore la préparation de l’entrée en vigueur de l’identité numérique européenne, prévue en 2027.

Privilégier l’efficacité à la posture politique

Les autrices du texte ont elles-mêmes reconnu qu’il s’agissait d’un sujet transpartisan. Il est donc regrettable que leur parti se soit ensuite empressé de pointer du doigt certains groupes politiques ayant rejeté le texte, sans reconnaître dans le même temps le travail de conviction mené par plusieurs parlementaires au sein de leurs propres groupes pour tenter de le faire adopter.

Cette séquence s’explique évidemment par le contexte électoral des élections consulaires. Mais la méthode interroge : est-ce réellement ainsi que nous ferons avancer concrètement les droits des Français de l’étranger ?

La réalité du Sénat est arithmétique. Aucune avancée durable sur les Français de l’étranger ne pourra être obtenue sans la capacité à construire des compromis et des majorités dépassant les appartenances politiques. C’est particulièrement vrai sur des sujets techniques, complexes et souvent peu médiatiques comme l’accès bancaire, où l’efficacité devrait toujours primer sur la posture.

Jeudi dernier, l’ensemble des Sénateurs des Français de l’étranger étaient au rendez-vous et ont soutenu cette proposition de loi. C’est cela qu’il faut retenir.

La preuve que, lorsqu’il s’agit de défendre les droits des Français de l’étranger, nous sommes capables, au-delà de nos sensibilités politiques, de travailler ensemble et de voter dans le même sens.

C’est cette méthode, fondée sur le dialogue, le pragmatisme et la recherche de résultats concrets, que nous continuerons d’appliquer à l’ASFE.

5 réponses

  1. Bonjour,
    Cette attitude d’élus qui ne se sentent pas concernés ou font obstacle au droit des français  »de l’étranger »à une protection de leur compte bancaire en France n’est pas seulement inconcevable, choquante, elle parait etre une ostensible aggression ou une volonté de déni de la qualité de français aux francais résidant hors de France.

    C’est tellement choquant et stupide qu’il est nécessaire que vous expliquiez précisément sur quels points concrets achoppent les discussions et la reconnaissance d’un tel droit élémentaire, quand l’Etat français simultanément exige depuis des années que tous paiements se fassent exclusivement via un instrument bancaire (pour une traçabilité bien sur) !

  2. Bien. Merci pour votre travail. Vraiment.

    Plus je lis sur votre groupe et vos réalisations, plus vous me convainquez. Ne lâchez pas, les voix raisonnables, qui pensent un peu plus profondément que deux lignes à la fois sur un réseau social étranger, manipulateur et addictif, doivent ressortir, s’amplifier et compter de plus en plus fort !

    Merci pour votre engagement, sincèrement. Et comme vous vous en doutez, vous pourrez compter sur mon vote transpartisan 🙂

  3. Tout a fait d’accord: efficacité doit primer sur la posture. Sur ce problème comme sur d’autres. Et puisque que moi-meme j’ai eu la disagreable expérience de me faire éjecter de mon compte à la Banque Postale sans raisons valable- ni grand recours pour redresser cette eviction arbitraire- et que j’ai pu constater à quels degrés la Banque Postale s’abritait derrière un système de murs conçus pour décourager le client, je suis également d’accord que lire la proposition de ce parti écologiste proposant la Banque Postale comme « la » solution au problème à manqué me faire étouffer de rire. La Banque Postale est au cœur du problème, certainement pas sa solution.

  4. Bonjour
    il est clair que cela n intéresse peu le gouvernement et certains des députés. C est une façon déguisée de punir les Français qui ont fait le choix de vivre a l étranger car leur gouvernement ne leur convenait plus , les taxes et prix augmentent plus vite que les pensions de retraite et salaires.
    de toute façon nous expatries , retraites, immigres vivant loin de la CEE n attendant rien de ce gouvernement qui ne cesse de nous pomper notre argent.

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