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Fermeture de compte bancaire : quelles démarches pour les Français de l’étranger ?

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La fermeture d’un compte bancaire en France pour un Français résidant à l’étranger est une situation de plus en plus fréquente. Si elle peut sembler brutale, il existe néanmoins des recours et des démarches précises pour faire valoir ses droits et rétablir l’accès à des services bancaires essentiels.

Une fermeture encadrée par la loi

Comme l’a rappelé la réponse ministérielle à une question d’Évelyne Renaud-Garabedian, une banque peut décider de clôturer un compte au nom du principe de liberté contractuelle. Elle n’est pas tenue de motiver sa décision.Cependant, cette fermeture doit respecter certaines règles, notamment un préavis minimum de deux mois.

Ce délai est essentiel : il permet au titulaire du compte d’anticiper et d’organiser la continuité de ses opérations bancaires.Par ailleurs, une clôture ne doit jamais reposer sur un motif discriminatoire, notamment lié à la nationalité ou au lieu de résidence.

Première étape : dialoguer avec la banque

En cas de fermeture annoncée, le premier réflexe doit être de contacter rapidement son conseiller ou le service client de la banque. Il s’agit de comprendre la situation, vérifier le respect du préavis et, si possible, tenter de trouver une solution (régularisation d’un dossier, transmission de justificatifs, etc.).Si la décision semble abusive ou mal expliquée, une réclamation écrite auprès du service relations clientèle est fortement recommandée. Cette étape est indispensable pour formaliser le litige.

Deuxième étape : saisir le médiateur bancaire

Si le désaccord persiste, il est possible de saisir le médiateur de la banque. Ce recours est gratuit et permet de tenter une résolution amiable du litige. Les coordonnées du médiateur sont généralement disponibles sur le site de l’établissement bancaire. Cette démarche est souvent une étape préalable avant toute action plus formelle.

Troisième étape : activer le droit au compte

En parallèle, il est crucial d’anticiper l’accès à un nouveau compte. Si aucune banque n’accepte d’en ouvrir un, la procédure dite du « droit au compte » peut être activée auprès de la Banque de France.Concrètement, après un refus d’ouverture (qui doit être formalisé par écrit), la Banque de France désigne un établissement qui sera obligé d’ouvrir un compte. Ce compte donne accès à des services bancaires de base : carte à autorisation systématique, virements, dépôts et retraits.Toutefois, ce dispositif présente des limites, notamment pour les Français de l’étranger, car les services proposés peuvent être restreints et parfois insuffisants pour une gestion financière complète.

Quatrième étape : signaler une situation anormale

Si la fermeture du compte semble abusive ou discriminatoire, plusieurs recours existent. Il est possible de saisir le Défenseur des droits en cas de suspicion de discrimination, ou encore de signaler la situation aux autorités de contrôle bancaire via la Banque de France.Dans certains cas, une action en justice peut également être envisagée, notamment si la clôture du compte porte un préjudice important et semble contraire à la loi.

Un parcours encore complexe

Si des recours existent, ils restent souvent longs et techniques, en particulier pour les Français établis hors de France. Entre la difficulté d’accès aux interlocuteurs, les délais de traitement et la complexité des démarches, la fermeture d’un compte peut rapidement devenir un véritable parcours d’obstacles.Ce constat souligne les limites du cadre actuel : bien que le droit au compte soit garanti, son application concrète demeure imparfaite, laissant de nombreux expatriés dans une situation d’incertitude bancaire.

7 réponses

    1. Bien sûr. Il ne faut qu’acheter des billets depuis la Nouvelle Zélande (par exemple) et passer par le guichet pour signer les documents. (Cela m’est arrivé.) 🙁

  1. Bonjour ,

    Honteux …Si nous voulons revenir en France un jour et si nous avons des biens en France???? Dégoutée , nous ne sommes pas partis par choix, pour moi ..pas de territoire Franco Belge pour m’établir avec mon mari , il a fallu faire un choix alors que nous devions nous établir en France , je n’ai pas été reconnue victime des effets secondaires d’un vaccin hB obligatoire pour ma profession.. Dès lors , nous avons préféré assurer nos arrières , mon mari ayant un travail en Belgique , moi je ne pouvais plus exercer car pb avec les vaccins .
    De plus , quand on est expatrié , nous n’avons plus aucun droit sur le bien être de nos parents .. ma maman a été mise sous curatelle par mes trois frères et sœurs qui gèrent ( beaucoup moins présents qu’avant de passer au tribunal) ; J’ai récemment demander les comptes et l’inventaire de départ au tribunal par recommandé .. enfin cela date de Janvier … aucun accusé de réception , également envoyé par mail , aucune réponse .. Bref , je me sens avoir perdu le droit d’être la fille de ma mère qui est en grande difficulté ( Alzheimer) . Or je ne peux malheureusement me déplacer pour raison de santé et je pourrais même fournir des certificats médicaux si besoin , je suis travailleur handicapée mais je tiens à continuer de travailler .
    Je suis vraiment scandalisée par le fait que je ne puisse pas avoir accès aux informations concernant maman , surtout celles concernant sa santé pour pouvoir apprécier la mesure qui est en cours et prise par le tribunal, je n’ai aucun contact avec mes frères et soeur , puisque nous nous sommes fâchés quand j’ai proprosé de mettre en place les aides qui sont actuellement en place ,cela n’etait pas necessaire avant de passer au tribunal et cela a été mis en place après .
    Dès lors que dois-je faire pour avoir des réponses du TribunaL?
    Je me sens vraiment de plus en plus être éjectée par la France , n’y ayant plus ma place, ma pension en Belgique étant dans quelques années. Possédant des biens en France, terres que dois-je faire ? Tout vendre , tout donner à mes héritiers en Belgique ???
    Alors mois qui suis comme disent les Belges  » chauvine » , dois- je continuer à défendre mon pays ,ses coutumes , son tourisme , le bien être de ma famille…Bref tout cela pour dire que parfois on se demande si il ne faut pas balancer le mot  » Patriotisme  » à la poubelle ..
    Voilà , c’était le coup de gueule d’une expatriée en Belgique …
    Je me suis écartée du sujet , certes mais vous les politiques , n’oubliez pas que nous sommes les représentants de la France à l’étranger , alors pourquoi nous nie ‘t-on ?? que ce soit au niveau des banques ou au niveau de la justice quand on a une demande ?

    Bien à vous

    1. Bonjour,
      Concernant la situation que vous évoquez au sujet de la curatelle de votre mère, les demandes d’accès aux informations et aux comptes rendus de gestion doivent être adressées directement au juge des contentieux de la protection du tribunal ayant prononcé la mesure de protection. En tant que membre de la famille, vous conservez un droit de demander communication des éléments relatifs à la mesure, notamment l’inventaire et les comptes de gestion, sauf décision contraire du juge.
      Si vous n’obtenez pas de réponse malgré vos courriers, il est possible de renouveler votre demande par voie formelle auprès du greffe du tribunal, en précisant votre qualité d’enfant de la personne protégée et votre demande d’accès aux pièces du dossier. Dans certains cas, le recours à un avocat peut également permettre d’accélérer l’obtention des documents ou de faire valoir vos droits plus efficacement.
      Sur le plan plus général, la gestion d’une curatelle reste encadrée par le juge, qui demeure votre interlocuteur principal pour toute contestation ou difficulté d’accès à l’information.
      Bien cordialement,
      L’équipe de l’ASFE

  2. Changer de banque s’avère très compliqué car de nombreuses banques établies en France se méfient (pourquoi ?) des expatriés , notamment ceux établis en Afrique, car, pour elles comme pour de nombreuses administrations, nous serions des tricheurs et surtout des « exilés fiscaux » comme le laissent entendre certains partis politiques alors que, bien souvent, l’expatrié est quelqu’un qui n’a pas voulu rejoindre l’armée des assistés, mais de s’en sortir lui même. Mais, apparemment, c’est une chose qui est devenue incompréhensible par les temps qui courent et de l’assistanat institutionnalisé.

  3. J’ai violemment souffert d’une fermeture brutale de mon compte par une banque française alors que, client depuis 33 ans, je n’avais jamais eu de problème avec elle (suis moi même ex banquier retraité maintenant). Je me suis retrouvé dans des problèmes épouvantables (retraites rejetées, virements bloqués, approv. de mon compte dans mon pays d’accueil impossible etc etc) Heureusement une banque – la BRED à Paris pour ne pas la citer – est venue à mon secours et, après de multiples questionnaires et garanties demandées (le « matelas » n’est pas donné) , j’ai pu ouvrir mon compte et tout se passe merveilleusement bien. Mais quelle galère

  4. Par contre, quand on désire résilier un compte en France, c’est la croix et la bannière. Ça m’a pris un an et il faut continuer de payer la banque même si on veut le clôturer. Celui que j’ai fermé semble toujours ouvert sur l’application. Mais ça m’est égal puisque je n’y ai plus le moindre centime.

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