Le débat du 9 décembre 2025 sur l’Action extérieure de l’État a de nouveau mis en lumière une réalité : derrière les arbitrages budgétaires se joue la cohérence de la présence française dans le monde. Les interventions des Sénatrices ASFE ont rappelé, chacune dans leur domaine, qu’une politique étrangère solide repose d’abord sur la qualité des services rendus à nos compatriotes et sur le soutien aux instruments qui portent notre influence.
L’AEFE à un tournant décisif
Le réseau des lycées français à l’étranger demeure un atout unique pour la France. Pourtant, la réduction progressive et continue de ses moyens fragilise sa capacité à maintenir son excellence. En appelant au rétablissement des crédits, Sophie Briante Guillemont a posé une question simple : comment mener une réforme ambitieuse sans un réengagement de l’État ?
L’action consulaire sous tension
L’intervention d’Evelyne Renaud-Garabedian a souligné les défis croissants auxquels font face les consulats : davantage de Français inscrits, plus de titres d’identité délivrés, un volume de visas toujours en hausse… Avec des effectifs quasi inchangés, le réseau peine à suivre. Mieux valoriser les consuls honoraires représente une piste pragmatique pour renforcer la proximité essentielle.
La CFE, un outil de solidarité à conforter
La Caisse des Français de l’étranger garantit un lien social précieux pour ceux qui vivent hors du territoire national. Ses fragilités financières, mises en lumière lors du débat – et le rapport IGAS/IGF qui n’a toujours pas été rendu public – appellent à retrouver un équilibre financier, mais aussi à s’interroger sur la juste participation de l’État, en particulier pour soutenir les adhérents les plus vulnérables de la catégorie aidée.
Des avancées encourageantes
Deux mesures ont néanmoins apporté une note positive : le renforcement de l’enveloppe des bourses scolaires (initialement prévu à la baisse), et l’instauration d’un financement dédié à la lutte contre les violences conjugales à l’étranger. Ces signaux montrent que des ajustements sont possibles lorsque les sujets sont portés collectivement.
Quelle vision pour la présence française à l’étranger ?
Au-delà des amendements adoptés ou rejetés, ce débat interroge la vision que la France souhaite porter. Soutenir nos réseaux éducatifs, moderniser notre action consulaire, garantir une protection sociale accessible… : autant de conditions indispensables pour une politique extérieure crédible et durable.
La politique internationale ne se résume pas à des orientations diplomatiques ; elle s’incarne aussi dans un budget. Et ce budget dit beaucoup de l’importance que nous accordons à nos compatriotes établis hors de France et aux outils qui participent au rayonnement du pays.



5 réponses
Bonjours Monsieur ou Madame.je suis Français avec ma femme au senegal.pouvez vous me donner un contact pour la scolarité de mes deux enfants 2 ans et 6 ans dans une école française pour la prochaine rentrée. 2026 /2027.mr Paret Denis 00221777149028.merci
Bonjour Monsieur Paret,
Merci pour votre message.
Pour la rentrée 2026/2027, plusieurs établissements proposent un enseignement en français ou des programmes francophones au Sénégal, notamment à Dakar, Thiès ou Saint‑Louis. Vous pouvez consulter les écoles du réseau français ou francophone, telles que l’École Franco‑Sénégalaise de Fann et le Lycée Jean Mermoz à Dakar, qui proposent des programmes homologués et organisent des pré‑inscriptions généralement au printemps. D’autres établissements comme l’Institut français du Sénégal peuvent également vous fournir des informations sur les cours de français et vous orienter vers des écoles locales adaptées à vos enfants.
Nous vous souhaitons une excellente préparation de rentrée et restons à votre disposition pour toute information complémentaire.
Cordialement,
L’équipe de l’ASFE
Je suis entièrement d’accord, surtout en ce qui concerne l’éducation. Ma fille a bénéficié énormément de ses trois années d’études poursuivies au Lycée français d’Athènes (jusqu’en Terminal.) Vos commentaires concernant les consuls honoraires m’ont interpellé : comment sont-ils nommés ? Peut -on postuler ? Je suis à Meganisi (Lefkada – Îles Ioniennes) Y a-t-il un besoin à cet endroit ?
Bonjour,
Merci pour votre message et pour votre retour sur l’éducation au Lycée français d’Athènes.
Les consuls honoraires sont nommés par le ministre des Affaires étrangères sur proposition du consulat ou de l’ambassade, généralement parmi des ressortissants français ou des personnes de nationalité étrangère disposant de liens étroits avec la France et de compétences locales reconnues. Il ne s’agit pas d’un poste pour lequel il existe un processus ouvert de candidature « standard », mais il est possible de faire connaître sa disponibilité et son intérêt auprès du consulat ou de l’ambassade compétent.
Les consuls honoraires interviennent là où l’État français n’a pas de présence consulaire permanente et assurent certaines missions administratives et de représentation. Quant à Meganisi et la région de Lefkada, l’intérêt pour un consul honoraire dépend des besoins du consulat d’Athènes et du nombre de Français résidents ou de passage dans la zone. Vous pouvez contacter le Consulat général de France à Athènes pour savoir s’il existe un besoin dans cette région et transmettre votre candidature ou votre manifestation d’intérêt.
Cordialement,
L’équipe de l’ASFE
Le rayonnement de la France dont le Quai et certains élus se gargarisent à longueur de journée est un mirage chaque jour plus évident. Les déplacements du PR à l’étranger, pourtant nombreux.., n’apportent rien. La réalité c’est que les français de l’étranger ne sont intéressants qu’en période électorale. Pour le reste nos réseaux ( consulaire, éducatif, culturel voire diplomatique) devient peau de chagrin.