Les élections sénatoriales sont terminées. La campagne n’a pas été de tout repos, et les attaques personnelles, invectives et fausses informations qui ont circulé – souvent fabriquées et relayées par ceux qui se veulent les chantres de l’exemplarité – n’ont, une nouvelle fois, pas manqué.
Cette élection sénatoriale laissera donc des traces. Pour autant, nous sommes, à l’ASFE, de nature optimiste. Non seulement nous sommes heureux et fiers d’arriver largement en tête parmi les grands électeurs, mais nous sommes surtout persuadés que ce résultat démontre, une nouvelle fois, que le seul secret de cette élection est le travail, et surtout le travail bien fait, au service constant de nos compatriotes.
Avec cette élection, c’est un long cycle électoral qui s’achève. Élections consulaires, élections à l’Assemblée des Français de l’Etranger, élections sénatoriales… Collectivement, nous avons été très pris. Mais force est de constater que la majorité des Françaises et Français de l’étranger ne connaissent pas encore les outils de représentation qui ont été créés par et pour eux. C’est forcément l’un des chantiers sur lesquels nous devrons travailler ensemble dans les années qui viennent, de façon transpartisane.
En attendant, une nouvelle assemblée est désormais en place. Elle a la particularité de ne pas pouvoir être dissoute par le Président de la République – et, en contrepartie, le Sénat n’a pas le pouvoir, contrairement à l’Assemblée nationale, de faire chuter le Gouvernement. Ce n’est pas anodin à l’heure où notre vie politique se caractérise par son instabilité.
Cet après-midi se tiendra l’élection du Président du Sénat. Ce nouveau Sénat n’est pas fondamentalement différent du précédent : 38,5 % de sénatrices et une moyenne d’âge de 60 ans et un mois, soit deux ans de moins qu’en 2023. Sa composition politique évolue néanmoins : pour la première fois, le Rassemblement national dispose d’un groupe au Sénat, ce qui agite profondément, depuis le début de la semaine, le Palais du Luxembourg.
Dans ces conditions, nul doute que les Français de l’étranger auront leur rôle à jouer dans les années qui viennent. À une époque où la France semble parfois se refermer sur elle-même et sur ses problèmes internes, il nous reviendra de rappeler qu’elle ne peut oublier le monde dans lequel elle évolue, ni l’importance de son image et de son influence à l’étranger.
Nous resterons fidèles au poste.


