L’ASFE a eu l’opportunité de s’entretenir avec Alain Carteau, fondateur du projet O.I.E.A. en Afrique du Sud et ancien Président-directeur général de l’entreprise DRAKKAR. À travers cet échange, il partage sa vision de l’entrepreneuriat, les difficultés rencontrées par les porteurs de projets et l’ambition de son engagement au service du développement économique local.
En tant que fondateur et ancien Président-directeur général de l’entreprise DRAKKAR pendant près de 10 ans, quelle serait, selon vous, la qualité première pour un entrepreneur qui débute ?
La qualité première est sans doute la détermination. Entreprendre, c’est accepter l’incertitude, les obstacles et les remises en question permanentes. Il faut croire profondément en son projet et garder la volonté d’avancer, même lorsque le chemin devient difficile.
De nombreux entrepreneurs rencontrent des difficultés dans le cadre de leur recherche de financement. Quelles sont, selon vous, les difficultés les plus communes ? Certaines sont-elles plus faciles à résoudre que d’autres ?
La difficulté la plus fréquente n’est pas le manque d’idées, mais le manque de préparation. Beaucoup de porteurs de projets ne connaissent pas suffisamment les attentes des banques : dossiers incomplets, prévisions financières imprécises, garanties mal présentées. Ce sont pourtant des obstacles techniques, donc solvables. Avec une meilleure structuration et un accompagnement adapté, ces difficultés peuvent être largement réduites.
Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste votre projet O.I.E.A. ? Quels impacts concrets espérez-vous avoir grâce à ce projet ?
L’O.I.E.A. est une organisation indépendante et non lucrative qui aide les entrepreneurs à structurer leurs projets afin de les rendre « finançables ». Nous intervenons en amont pour professionnaliser les dossiers, parler le langage des financeurs et faciliter la mise en relation avec les banques et investisseurs. L’impact recherché est très concret : plus de projets financés, plus d’entreprises créées, et donc plus d’emplois locaux.
Si vous deviez résumer votre vision de l’entrepreneuriat en une phrase, quelle serait-elle ?
Ne pas se demander ce que son pays peut faire pour soi, mais ce que l’on peut construire pour contribuer à son développement.
Qu’est-ce qui vous motive encore aujourd’hui à vous engager auprès des entrepreneurs ?
Créer ou aider une entreprise, c’est créer de l’activité, de la confiance et des emplois. Soutenir les entrepreneurs, c’est participer directement au dynamisme économique et social d’un territoire. C’est cette utilité concrète qui me motive chaque jour.
Alain Carteau – Fondateur du projet O.I.E.A. en Afrique du Sud


