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Un monde en bascule

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15 janvier 2026. L’année a commencé depuis à peine deux semaines et pourtant, 2026 a déjà de quoi amplement nous surprendre. Intervention des États-Unis au Venezuela, menaces d’annexion du Groenland, manifestations massives et répression en Iran, intensification des frappes russes en Ukraine… Les dislocations de la géopolitique mondiale telle que nous la connaissions semblent avoir subitement subi une accélération du temps.

Ces événements ne sont pas de simples crises isolées, mais les signaux d’un retour des logiques impériales et d’une remise en cause des cadres multilatéraux qui avaient structuré l’ordre international depuis 1945. Face à ce retour, le rôle de la France et de l’Europe interroge de manière aiguë. Dans un monde où les anciennes puissances redéfinissent leurs ambitions et où les alliances historiques vacillent, l’Union européenne se trouve à un carrefour stratégique : doit-elle rester enfermée dans une posture défensive, ou bien se doter d’une capacité géopolitique réelle qui lui permette de défendre ses intérêts et les principes du droit international ?

La France, puissance nucléaire de l’Union et membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, ne peut se contenter d’observer. Paris et ses partenaires européens doivent clarifier leurs priorités – de la souveraineté des États aux principes de non-ingérence – et travailler à une stratégie commune capable de faire face aux fractures profondes qui traversent le système international. Cela passe aussi par une réévaluation des relations avec Washington, dont les actions récentes perturbent durablement le cadre de la coopération transatlantique.

Entériner l’impuissance de l’Europe serait une erreur historique. Car si le multilatéralisme est fragilisé, il demeure le seul cadre légitime permettant d’éviter la généralisation des rapports de force unilatéraux. L’abandon progressif des normes communes, du droit international et des mécanismes collectifs de sécurité ouvrirait la voie à un monde plus instable, plus violent, où les États les plus puissants imposeraient leurs intérêts au détriment des autres.

Dans ce moment de bascule, la responsabilité de l’Europe est immense. Elle doit se faire le fer de lance d’un multilatéralisme rénové, exigeant, capable de réformer les institutions internationales sans les contourner. Défendre l’ONU ne signifie pas ignorer ses failles, mais refuser qu’elle soit remplacée par la loi du plus fort. La France, par son histoire diplomatique et son statut international, a un rôle particulier à jouer pour porter cette ambition.

Une réponse

  1. Pourquoi ne pas résumer situation plus simplement? L’UE s’est transformée en valet des mondialistes du Deep State lequel n’est plus, depuis début 2025, maître du vaisseau USA. Les petits valets européens du Deep State sont dont perdus et démontrent chaque jour leur impuissance et leur manque de vision . La solution n’est certainement pas plus d’UE.

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