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Accident à l’étranger : les réflexes essentiels pour préserver vos droits à indemnisation

Au fil de précédents articles, nous avons abordé les recours ouverts aux Français victimes à l’étranger d’infractions, d’actes de guerre, d’accidents de la circulation, d’accidents touristiques ou encore d’accidents médicaux.

Mais avant toute procédure indemnitaire, encore faut-il pouvoir constituer un dossier solide. Or, les démarches accomplies dans les heures ou les jours suivant l’accident peuvent avoir des conséquences déterminantes sur la reconnaissance des droits de la victime et sur son indemnisation future.

Cet article présente les principaux réflexes à adopter afin de préserver ses droits en cas de blessures corporelles survenues à l’étranger.

Faire constater officiellement les faits

Lorsqu’un accident survient, il est essentiel d’obtenir une constatation officielle des circonstances de l’événement.

Selon les situations, il peut s’agir :

Même lorsque les autorités étrangères paraissent peu coopératives ou que les faits semblent « mineurs », ces documents peuvent jouer un rôle majeur dans le cadre d’une procédure d’indemnisation ultérieure en France.

Il est conseillé de :

Rassembler, par vous-même, un maximum de preuves

En matière de dommage corporel, la preuve est essentielle. Il est donc fortement recommandé de conserver :

D’une façon plus générale, l’objectif est de rassembler tous les éléments qui permettront d’établir les circonstances de l’accident et d’identifier les responsabilités.

Consulter rapidement un médecin et conserver toutes les pièces médicales

L’un des premiers réflexes après un accident doit être de consulter rapidement un professionnel de santé, même lorsque les blessures semblent, à première vue, limitées.

Il est également primordial d’obtenir un certificat médical initial aussi complet et descriptif que possible. Ce document jouera un rôle déterminant dans la suite du dossier, puisqu’il permettra d’établir les blessures directement liées à l’accident.

En pratique, une lésion qui n’apparaît pas dans les premières constatations médicales pourra ensuite être difficile à imputer à l’événement. Par exemple, l’absence de mention d’un traumatisme crânien, de douleurs cervicales ou de certains troubles neurologiques dans le certificat médical initial complique drastiquement leur reconnaissance et l’indemnisation des séquelles qui en découlent.

Plus généralement, la victime doit conserver avec soin :

Pour les Français résidant à l’étranger, il sera particulièrement utile :

Informer rapidement les assurances

Après un accident à l’étranger, plusieurs assurances peuvent potentiellement intervenir (assurance voyage, garantie accident de la vie, assurance automobile, assurances professionnelles, etc.).

Or, la plupart des contrats imposent des délais de déclaration relativement courts.

Il est donc conseillé :

Conserver toutes les dépenses liées à l’accident

De nombreuses victimes ignorent que certains frais engagés à la suite de l’accident peuvent ensuite faire l’objet d’une demande d’indemnisation.

Il est donc indispensable de conserver l’ensemble des justificatifs relatifs :

En matière de dommage corporel, un préjudice non justifié est un préjudice non indemnisé.

Anticiper la future expertise médicale

Dans les dossiers de réparation du dommage corporel, l’expertise médicale est fondamentale. Elle a pour but d’évaluer les conséquences de l’accident et les séquelles de la victime.

Pour préparer au mieux cette future expertise, il est utile :

Ne pas rester isolé face aux démarches

Lorsqu’un accident survient à l’étranger, les difficultés juridiques et administratives sont fréquemment accentuées par la distance, la méconnaissance des règles applicables et la multiplicité des interlocuteurs.

Pourtant, même lorsque l’accident survient hors de France, les victimes françaises peuvent, dans certains cas, bénéficier de recours indemnitaires devant les juridictions françaises ou obtenir réparation auprès d’organismes français.

Dans ce contexte, les premières démarches réalisées immédiatement après l’accident jouent un rôle décisif dans la préservation des droits de la victime.

Afin d’être utilement accompagné à chaque étape de la procédure, il peut être opportun de se rapprocher rapidement d’un avocat pratiquant le droit du dommage corporel.

Théo LAUCOIN

Avocat au Barreau de Paris

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