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115ème Congrès des notaires de France

Du 2 au 5 juin, les notaires de France tenaient leur 115e congrès à Bruxelles. Et pour la première, ce rendez-vous annuel de la profession abordait la thématique de la mobilité internationale. Des questions familiales aux problématiques patrimoniales vécues à l’étranger ou impliquant un élément étranger, les notaires ont établi une liste de propositions et de recommandations visant à améliorer le droit international privé et la pratique de la fonction notariale en présence d’un élément d’extranéité. L’ASFE dresse un rapide compte-rendu des échanges et des propositions faites.

SITUATION

Alors que le nombre de Français résidant hors de France a augmenté de 30% au cours des dix dernières années, qu’un couple sur sept est binational, qu’un retraité sur dix vit à l’étranger et que 6% des ventes immobilières régularisées en France le sont avec des ressortissants étrangers, la pratique notariale accompagnant les parcours de vie est en perpétuel changement. Dans un contexte mondialisé, il s’agit à chaque fois de déterminer quelle est la loi nationale applicable à la situation, de rédiger des actes qui ont vocation à traverser les frontières mais également de conseiller au mieux en sécurisant les relations de droit.

Résider, avoir résidé à l’étranger ou bien traiter avec une personne de nationalité étrangère implique des conséquences juridiques et fiscales. Ainsi se marier à l’étranger ou avec une personne de nationalité étrangère nécessite de déterminer le régime matrimonial du couple, hériter d’un non-résident ou donner lorsque l’on est non-résident suppose de connaître le lieu d’imposition des biens transmis, l’établissement d’un mandat de protection future à l’étranger exige de savoir si ce mandat sera reconnu et exécuté en France par exemple. Si le droit international privé – et en particulier les nombreuses conventions et traités bilatéraux signés par la France -permet de répondre en majorité à ces questions, il subsiste de nombreuses situations où plusieurs systèmes juridiques peuvent s’appliquer (les récents démêlés autour de la succession de Johnny en sont l’exemple même). Les conflits de lois et de juridiction sont de plus en plus courants dans cette société globalisée et les notaires ou les juges français peuvent être amenés à appliquer un droit étranger et inversement.

PROPOSITIONS

Le Congrès des notaires de France a formulé des propositions pour accompagner avec efficacité la mobilité internationale, répondre à la diversité des cas et fluidifier et sécuriser les actes :

 

 

 

 

 

 

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