Dans le sillon du mouvement des gilets jaunes, après les ambulanciers place de la Concorde, les jeunes se mobilisent eux aussi contre le Gouvernement. 188 lycées bloqués lundi, 200 mardi, plusieurs dizaines mercredi et 150 annoncés perturbés ce jeudi dans la matinée… Les académies de Marseille, Toulouse, Créteil et Versailles étant parmi les plus touchées. Hier des étudiants à l’Université ont suivi leur exemple, en bloquant l’entrée de Censier et Tolbiac à Paris. Le bâtiment principal de la Sorbonne a été fermé par mesure de sécurité.

Au son de «  Macron démission », de poubelles devant l’entrée de lycées pour empêcher les élèves de pénétrer dans leur établissement, de voitures incendiées, d’affrontements avec les forces de l’ordre soldés par des arrestations… Des appels à la violence ont été recensés parmi les rangs et les forces de l’ordre ont dû faire usage de flash-ball avec pour conséquences trois jeunes blessés au visage.

S’ils s’affichent comme sympathisants du mouvement des «  gilets jaunes », leurs revendications sont plus spécifiques : forcer l’exécutif à faire marche arrière sur la réforme du lycée, celle du bac, celle de l’entrée à l’université, Parcoursup ou encore dernièrement la hausse des frais de scolarité pour les étrangers dans l’enseignement supérieur.

A l’instar des «  gilets jaunes », tous ont le sentiment de n’avoir pas été consultés lors des prises de décisions les concernant.

Alors que les contestations se multiplient, Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education, a présenté hier en Conseil des Ministres son projet de loi sur une «  école de la confiance » , rendant obligatoire la scolarisation des enfants dès l’âge de 3 ans afin de réduire les inégalités. Il devrait être débattu à l’Assemblée courant février.

Source :

Le Monde