Les sociétés françaises s’exportent de plus en plus à l’international. La croissance de conférences « business » vers l’Afrique reflète l’engouement des entreprises françaises à ce sujet.

La présence française en Afrique 

Le continent africain est un pilier du commerce extérieur français (voir ici). Ce commerce se concentre principalement dans les pays francophones. Plusieurs grands groupes français s’y sont installés – Total, Vinci ou Orange. Les PME/ETI françaises sont également de plus en plus axées sur ce type d’exportation. Cependant, « les parts de marché à l’exportation de la France en Afrique ont été divisées par deux depuis 2000, passant de 11 % à 5,5 % en 2017 ». Cela correspond à une perte de vitesse sur le continent (voir ici). Par ailleurs, d’autres puissances économiques – chinoise, turque, américaine, russe, etc. – ont été attirées par les opportunités offertes par ce marché.

En France, le soutien à l’exportation française tournée vers l’Afrique passe par divers acteurs : l’Agence française de développement (AFD) – avec une augmentation de ses engagements, soit 14 milliards en 2019 dont une part importante concernant l’Afrique -, BPI France, les délégations du Medef, le CIAN, Business France, les fédérations d’entreprises, les patronats et les associations professionnelles.

Quelles sont les opportunités à saisir ?

Au cours des sept dernières années, le marché africain est devenu l’un des marchés les plus dynamiques au monde (voir ici). À l’horizon 2050, la population africaine passera,  de 1,2 milliard à 2 milliards d’habitants. Cela correspond à une part importante de jeunes, urbains et connectés. Ainsi, une augmentation significative des classes moyennes et de leurs besoins (voir ici). Ainsi, cette croissance pourrait ouvrir des perspectives de gain de parts de marché pour les entreprises tricolores. Cependant, certains éléments restent des freins comme l’absence de stabilité sécuritaire et politique de certains pays et la complexité des marchés locaux informels (voir ici).

Les liens historiques et culturels existants ont permis de construire une relation pérenne avec certains pays africains – la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Sénégal ou encore le Cameroun. Ceci permet de faciliter le « doing business » français en Afrique. Par ailleurs, les compétences et l’avancement technologique français peuvent être un atout considérable pour améliorer la compétitivité de la France.

L’Europe, une nouvelle opportunité pour les entreprises françaises 

L’Europe représente le premier partenaire économique et commercial et le premier contributeur en fonds de développement en Afrique.

« Dans le cadre de la redéfinition de la relation Afrique-UE, la France cherche à s’imposer comme le ‘hub’ mondial pour les investissements en Afrique et le moteur de la relation entre l’Europe et le continent » (voir ici). Le Plan stratégique Union européenne (UE)- Union africaine (UA) est une conséquence a été de cette réflexion. De plus, la fin des accords de Cotonou en 2020 pousse l’Etat français à envisager une nouvelle relation. Il s’agira d’une « démarche partenariale renouvelée dans un cadre européen basée sur une logique ‘gagnant-gagnant’ et centrée sur les PME »  (voir ici).