Chers amis,

Alors que la longue litanie des samedis de la colère en Gilet jaune se poursuit en France, le Président de la République vient de lancer le grand débat national qu’il avait promis. Pendant deux mois, jusqu’au 15 mars, tous les Français sont invités à s’exprimer. Aucun sujet, à l’exception des réformes déjà votées par la nouvelle majorité présidentielle, n’est exclu de cette concertation, et je m’en félicite. Nous ne pouvons que souhaiter la réussite de cette entreprise, inédite dans notre pays. Et espérer que notre caractère latin, peu enclin à la discipline, s’accommode de cet exercice. Il est plus que temps que les esprits s’apaisent afin que tous, nous retrouvions la voie du dialogue.

Le chef de l’Etat n’oublie pas les « Français résidant à l’étranger »

Dans sa lettre aux Français, coup d’envoi de ce débat, le chef de l’Etat n’oublie pas les « Français résidant à l’étranger ». C’est une note positive car ils sont trop souvent les « grands oubliés » des discours officiels. Vous êtes pourtant, chers compatriotes, entre deux et trois millions à vivre hors de nos frontières et vous êtes, vous aussi, en butte à de nombreux problèmes liés à votre éloignement. Contrairement aux préjugés, la vie d’un expatrié n’est pas simple. Fiscalité, éducation des enfants, stabilité de l’emploi, difficultés administratives, sécurité… Aux questions qui se posent à tous les Français, quel que soit leur lieu de résidence, s’ajoutent les vôtres. Elles sont spécifiques, variables selon votre pays d’expatriation, et parfois bien plus difficiles à régler.

Pour cette raison, j’encourage tous les élus consulaires, qui sont vos relais attentifs, à jouer un rôle actif, central et assidu à l’occasion de cette grande consultation nationale. A eux de proposer des jours de réunion ; à eux d’animer les discussions ; à eux de faire remonter les doléances de tous ceux qui viendront participer à ces échanges. Ils peuvent compter sur moi et l’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger pour les aider, les soutenir, les conseiller dans cette mission. N’ayons pas peur, vous et moi, de là où nous sommes : sachons relever le défi pour une France meilleure, plus juste et plus forte.

Jean-Pierre Bansard