Lundi 10 avril dernier, la campagne présidentielle est officiellement entrée dans sa dernière phase, qui démarre deux semaines avant le premier tour et dure jusqu’à l’issue du scrutin. 

Une campagne électorale est découpée en trois périodes : 

– Une première qui court du 1er février au 19 mars, au lendemain de la validation des candidatures par le Conseil constitutionnel. 
– Une seconde de l’instant où la campagne a commencé de fait, au moment où celle-ci commence officiellement. 
– Puis la troisième, celle dite de la campagne officielle, à savoir deux semaines avant le premier tour. 

Le temps de parole et d’antenne des candidats relève de la compétence du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. 

Lors de la première phase (1er février-19 mars), les médias doivent respecter le principe de pluralisme dans les services de radio et de télévision en période électorale, qui implique notamment un accès équitable à l’antenne aux différents candidats. De plus, durant cette période, les services de radio et de télévision doivent traiter les candidats et leurs soutiens avec équité, ce qui suppose que leur temps de parole à l’antenne soit conforme à leur poids dans l’électorat. 

Lors de la seconde phase (19 mars-10 avril), les chaînes doivent également respecter le principe d’équité dans leur programmation.  Dès lors, il ne leur est plus possible de passer les « petits candidats » à des heures trop tardives. 

Enfin, la troisième phase dans laquelle nous nous trouvons désormais (10 avril-23 avril) voit le principe d’égalité se substituer à celui d’équité. Dès lors, à l’instar du débat à 11, candidats issus de gros partis et mouvements et ceux représentant des forces plus modestes sont à traiter de manière identique. 

A savoir enfin que le principe d’égalité, comme d’équité, s’applique tant au temps de parole qu’au temps à l’antenne. 

Ce sont les chaînes elles-mêmes qui font le décompte et soumettent celui-ci pour un contrôle a posteriori au CSA qui rend les données publiques sur son site. Afin de contrôler la véracité des déclarations des médias, une quinzaine de « chargés de mission pluralisme » visionnent plus de 40h d’émissions par jour, sélectionnées de façon aléatoire. 

Seules les chaînes Arte, car elle est franco-allemande, et LCP-Public Sénat, qui est sous contrôle des assemblées parlementaires, échappent à ce contrôle. 

Le CSA revendique une approche « souple » de la régulation, c’est pourquoi si une chaîne ne se soumet pas à ses règles, et qu’un déséquilibre de temps de parole est constaté, un échange s’établira entre le CSA et la chaîne concernée afin de déterminer les contraintes auxquelles elle a pu faire face.