Mercredi dernier, le registre des lobbyistes a été publié au Journal Officiel, en application de la loi Sapin II anti-corruption.
Âprement débattu au Parlement, ce registre a vocation à garantir davantage de transparence dans les décisions publiques. Il prendra la forme d’un répertoire numérique dans lequel figureront les représentants d’intérêts, mais également le cas échéant, les entreprises, ONG et associations, qui voudront intervenir auprès des décideurs publics (tous sont concernés hormis le Président de la République).
Le décret d’application des dispositions du registre a été accueilli avec scepticisme par de nombreux acteurs associatifs et de la société civile, en raison de l’insuffisance des objectifs fixés. Selon Transparency International, le registre « ne répond pas pleinement aux objectifs fixés par le législateur et aux attentes de la société civile » car « les représentants d’intérêts n’auront pas l’obligation de dévoiler l’identité des parlementaires, des ministres et des conseillers ministériels qu’ils rencontrent » et « n’auront pas à rendre publiques les positions défendues ».

L’association de lutte contre la corruption a déjà annoncé qu’elle attendait « du président de la République, comme il s’y est engagé, un renforcement du dispositif tant au niveau français qu’au plan de l’Europe ».
Le registre sera rendu public le 1er juillet, et sera commun à l’Exécutif et au Législatif.