La bataille d’entre-deux tours se joue également au niveau des investitures pour les prochaines élections législatives. Quelle majorité proposer ? Comment la composer ? Et surtout, comment s’assurer un plus grand nombre d’élus, synonyme de subvention étatique pour le parti ?

En France, les règles sur le financement des partis politiques ont successivement été fixées par les lois du 11 mars 1988, 15 janvier 1990, 19 janvier 1995 et 11 avril 2003. Les partis politiques français perçoivent :

– des financements privés :

  • cotisations des adhérents et des élus ;
  • dons des personnes privées, limités à 7500 euros par an et par personne.

– des financements publics, divisés en deux fractions :

  • la première est proportionnelle au nombre de voix obtenues aux élections législatives, à la condition d’avoir présenté des candidats ayant obtenu au moins 1% des voix dans un minimum de 50 circonscriptions ;
  • lorsqu’ils bénéficient de la première fraction, les partis peuvent prétendre à la seconde, proportionnelle au nombre de parlementaires qui ont déclaré au bureau de leur assemblée s’y rattacher financièrement.

NB : Si la première fraction est destinée aux partis et groupements en fonction de leurs résultats aux législatives, la seconde fraction (plus avantageuse financièrement) n’est en revanche destinée qu’aux partis et groupements représentés au Parlement.

A savoir enfin, qu’en cas de non-respect de la parité hommes/femmes pour la présentation de candidats aux élections législatives, les partis seront financièrement pénalisés.