Portrait_JPB_NBChers élus consulaires,

BREXIT : UK votes OUT ! Après l’incertitude de ces derniers mois et les tensions électorales de ces dernières semaines, le peuple britannique vient de décider de quitter l’Union européenne à presque 52 % des suffrages exprimés. C’est donc le grand saut dans l’inconnu… pour le Royaume-Uni comme pour l’Union européenne !

De toute façon, l’Europe ne pouvait plus fonctionner avec certains membres, comme la Grande-Bretagne, qui demandaient constamment d’avoir un statut particulier par rapport aux autres membres : un statut leur permettant de bénéficier des avantages de l’Union sans en subir les inconvénients. Aucune organisation sociale ne peut fonctionner durablement en ne prenant que les droits et en refusant les devoirs qui vont nécessairement avec. Or, telle était bien la philosophie des Britanniques depuis Margaret Thatcher et son fameux « I want my money back », et plus encore depuis l’accord négocié en février par David Cameron avec l’Union européenne.

Les conséquences de ce choix sur l’avenir de l’union sont encore difficiles à évaluer, mais il est évident que ce Brexit donne un signal négatif au monde entier sur la solidité du projet européen. J’aurai l’occasion de revenir sur ce sujet ultérieurement.

Aujourd’hui, il convient bien évidemment de respecter le choix démocratique des Britanniques et d’engager le processus de sortie de l’Union européenne avec la Grande-Bretagne.

Mais je tiens à souligner le risque historique majeur que viennent de prendre les Anglais et les Gallois, de manière peut-être inconsidérée : les Irlandais du Nord et les Écossais ont, eux, voté massivement pour rester dans l’Union européenne. L’un des arguments des pro-Brexit était que la sortie de l’Union européenne permettrait au Royaume-Uni de retrouver sa pleine souveraineté et sa grandeur d’antan. Or, le choix du Brexit pourrait très bien et très vite avoir des conséquences graves sur l’unité du royaume de Sa Majesté. Les Irlandais devraient demander à être enfin réunifiés (avec la possible reprise d’un conflit armé en cas de réticence du gouvernement britannique) et les Écossais devraient relancer leur processus d’indépendance avec de plus grandes chances de succès encore. Le réveil risque donc d’être difficile pour nos amis Britanniques qui ont voté pour leur « indépendance ».

Bien à vous,

Signature Jean-Pierre Bansard