L’édition 2017 du baccalauréat a officiellement démarré aujourd’hui en France avec la traditionnelle épreuve de philosophie. Mais dans les lycées français à l’étranger, la majeure partie des élèves de terminale ont d’ores-et-déjà terminé leurs examens, qu’ils ont passé dans l’un des 151 centres d’examen dans les établissements de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et de la Mission laïque. C’est l’occasion pour moi de partager avec vous certaines préoccupations au regard de notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

Alors que le premier tour des législatives pour nos compatriotes établis hors de France a vu les candidats LREM se positionner en tête dans les 11 circonscriptions, le programme éducatif que ces derniers envisagent d’appliquer me semble insuffisant au regard des exigences de ce fleuron de notre diplomatie culturelle. En effet, si l’on se fie à la lecture de leurs programmes, la plupart d’entre eux entendent appliquer le programme présenté par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, de manière systématique, sans adaptations aux circonstances locales. Or, ces mesures marquent un désengagement économique et humain certain de l’Etat dans le réseau, et n’appréhendent pas la question de l’admission post-bac.

Si je n’écarte pas la nécessité de conférer une plus grande autonomie à nos établissements à l’étranger, de développer les alternatives au réseau de l’AEFE et bien évidemment, de réviser les critères d’attribution des bourses, il me semble tout aussi urgent de pérenniser le modèle économique du réseau afin de réduire les frais d’écolage qui ne cessent d’augmenter, de simplifier l’accompagnement de la communauté enseignante ou encore, de faciliter l’accueil post-baccalauréat en France pour les élèves qui passent le baccalauréat à l’étranger.

Moderniser le réseau est une exigence de notre époque, mais cela ne doit pas se faire au détriment du devoir d’excellence qui incombe à cet attribut du rayonnement de la France à l’étranger.

Bien à vous,