Nous sommes à moins de trois jours du premier grand test électoral pour le Président Emmanuel Macron avec le premier tour des élections législatives qui se déroulera samedi et dimanche prochains pour nos compatriotes établis hors de France. Quelle sera la participation au sein des Français à l’étranger ? Cette question mérite d’être posée, tant les obstacles à son bon déroulement semblent importants.

Nous ne reviendrons pas sur la suppression du vote électronique qui, à juste titre il me semble, a fait couleur beaucoup d’encre. Le gouvernement précédent avait mis en place des mesures alternatives pour y pallier, à l’image du prolongement des délais pour le vote par correspondance. Cependant, les premiers retours sur cette procédure de vote sont alarmants. Plusieurs remontées du terrain font état d’enveloppes de réexpédition libellées à la mauvaise adresse. L’erreur a été communiquée par mail aux électeurs, mais une bonne partie d’entre eux avaient déjà renvoyé leur vote. Conséquence de cette « légèreté » de l’administration : la non-prise en compte du vote de ces personnes !
Par ailleurs, certains bulletins ne figuraient pas dans les kits de vote par correspondance. S’il s’agit là en grande partie du fait de certains candidats n’ayant pu fournir à temps le matériel, cela n’explique en rien que sur une même circonscription les électeurs n’aient pas tous reçu le même nombre de bulletins.
Enfin, contrairement aux engagements du gouvernement précédent, le nombre de bureaux de vote à disposition des électeurs est en baisse par rapport à l’élection présidentielle.

Tous ces éléments cumulés m’inquiètent. Vous, élus consulaires, êtes les représentants de proximité de nos compatriotes hors de France. Face à cette situation dangereuse pour l’expression du devoir démocratique, c’est au final sur vous que repose en grande partie la mobilisation de l’électorat. Alors que dans l’organigramme gouvernemental ne figure plus de secrétariat d’Etat aux Français de l’étranger, voici encore la preuve de l’étendue de vos missions et de l’absolue nécessité que soit davantage reconnue votre fonction.