Après l’organisation en début de semaine d’une conférence de presse conjointe du Premier ministre et des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le conseil des ministres a entamé l’éclaircissement de son projet de loi intitulé « orientation et réussite des étudiants ».
Emblématique de cette réforme, la remise à plat des mécanismes d’orientation destinés aux lycéens et aux étudiants. La plateforme APB, si décriée à l’été dernier, devient « Parcoursup », avec de véritables évolutions sur le fond. A compter du 15 janvier prochain, date d’ouverture de la plateforme, les lycéens pourront formuler, sans les classer, un maximum de 10 vœux (contre 24 auparavant). Les réponses des établissements interviennent désormais un mois plus tôt (mai 2018) et ne se limitent plus à un choix binaire : le futur étudiant peut ainsi se voir adresser une réponse positive conditionnée à une remise à niveau.
Autres nouveautés : la mise en place de MOOC, d’un site intitulé « monorientationenligne.fr« , de deux semaines consacrées à l’orientation, etc. Afin de parvenir aux deux objectifs que s’est fixé le gouvernement, à savoir la diminution du taux d’échec en première année et la suppression du tirage au sort, c’est un milliard d’euros sur le quinquennat qui ont été inscrits au budget.
A l’heure actuelle, aucune précision concernant les dispositions propres aux élèves des lycées français de l’étranger n’a été évoquée. Nul doute que ce sujet transversal, qui reviendra à l’agenda en cette fin d’année, sera l’objet de prolongements au sein de cette newsletter.