Chères élues, chers élus,

Cette semaine a été riche en informations, et je commencerai cet édito en rendant hommage à une grande dame qui vient de nous quitter.Son nom, nous le connaissons tous : Simone Veil. Son histoire personnelle et son sens de la Justice forcent encore aujourd’hui le respect et l’admiration. Toute sa vie, elle s’est battue pour défendre les plus fragiles. « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame. » C’est par ces mots qu’elle a convaincu, en novembre 1974, une Assemblée nationale essentiellement masculine de la nécessité de légaliser l’interruption volontaire de grossesse, initiant ainsi une transformation en profondeur de la société française. Pour tout cela et plus encore, je souhaite lui dire merci, et transmettre mes plus sincères pensées à sa famille et ses proches.

Sur le plan intérieur, la semaine a évidemment été marquée par le discours du Président de la République, Emmanuel Macron, aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles, suivi le lendemain devant les députés de celui de son Premier ministre, Edouard Philippe. Ce fut l’occasion pour le couple exécutif de revenir sur le calendrier des réformes à venir : représentation nationale (diminution du nombre de membres des 3 assemblées), fiscalité (baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages), travail (réforme du code),éducation (nouveau baccalauréat en 2021), santé (revalorisation de l’allocation adulte handicapé entre autres), sécurité (fin de l’état d’urgence et projet de loi pour renforcer la sécurité), etc. Au regard du programme énoncé lors de la campagne électorale, aucune annonce inédite n’a été faite, mais je constate néanmoins que certaines réformes sont déjà retardées, et qu’une fois de plus, il n’a été fait aucune référence à nos compatriotes établis hors de France.

Enfin, et pour conclure, je partage avec vous mon inquiétude d’assister à l’escalade des tensions entre la Corée du nord et les Etats-Unis. A la provocation militaire de Pyongyang, symboliquement orchestrée le jour de la fête de l’Indépendance américaine, Donald Trump n’a rien trouvé de mieux que de répliquer via un message cinglant sur twitter, fustigeant le dictateur Kim Jong-un de « ne rien avoir de mieux à faire de sa vie ». La situation pourrait être comique si la personnalité même du président américain et du dirigeant nord-coréen ne laissaient redouter une action impulsive de leur part. Et malheureusement, la communauté internationale semble incapable de se mettre d’accord sur l’attitude à adopter vis-à-vis de Pyongyang, illustrant une fois encore l’inadéquation du Conseil de sécurité, dans sa forme actuelle, à remplir son rôle de gardien de la paix et de la sécurité internationales.  .

Bien à vous,